27/06/2009Idole attitude... La planète s'émeut. Pour un être déjà sans vie depuis tant d'années...
Combien d'entre nous, ne parvenant à trouver l'équilibre en eux, se réfugient dans une solitude intérieure et stérile, tant que l'extérieur n'aura pu leur donner l'espoir en un soleil futur ?
Je n'ai aucune peine particulière après le décès de l'idole d'un monde. Si ce n'est de constater le drame d'une vie qu'il n'aura pu assumer de vivre en phase avec lui-même, fut-il un monstre doué au-delà du naturel.
Et là, la mort nous rattrappe : que pleurez-vous ? Si ce ne sont les souvenirs vécus sur ces pas de danse à lui uniques. Alors oui, pleurez-vous des souvenirs heureux, aujourd'hui dépassés et par le vent perdus ? Ou déplorez-vous le fait qu'un enfant doué, mais mal dans sa peau, n'aura pas supporté le monde dans lequel il lui aura fallu vivre ? Le rapport à la mort est si personnel... S'il nous touche, s'il nous parle en direct ok, on s'en émeut, voire on s'étale à la face du monde. S'il est du bout du monde au contraire et sans attache aucune, alors...
Personnellement, je ne serais pas étonné qu'il n'ait pas été en capacité d'assumer les 50 concerts imposés par le producteur londonien. Bien loin du format initialement prévu. Les analyses en cours diront, ou pas, ce qu'il en fut. C'est en tout cas un échec de vie, patent : MJ était mort à la vie depuis si longtemps...
Pas là, tant pis... Bon, pas libre pour passer ce week-end à Paris, tant pis, ce sera pour une autre fois.
J'aurais bien aimé retrouver quelques amis et copains, sur place, dans ce cortège joyeusement chamarré et heureux.
Bon, pour les retardataires, celles et ceux qui débarquent au dernier moment à Montparnasse ou gare de Lyon pour se mêler à la foule, une petite répétition de dernière minute. Pour ceux qui se trouveraient un peu éloignés dans le cortège également, trop loin du "char-phare" d'Act'up et de ses créatures improbables, ou en cas de vents contraires (on n'est jamais trop'aidé).
Alors, quelques slogans possibles, certes déjà usagés, heu... usités par le passé mais toujours d'actu. Vous prenez votre voix la plus haut perché, une bonne respiration et assommez votre entourage d'un :
"DES MOLECULES POUR QU'ON S'ENCULE"
ou si trop direct dans votre bouche de fils bien propre sur lui, celui-ci encore :
"J'VEUX DU LATEX POUR TON GROS SEXE."
(Du réchauffé de l'édition 2004, mais qui représentait un must de la "cause" j'avais trouvé...)
Bel après midi à toutes et tous. Je me joindrai à vous une autre fois. Nous n'étions que cinq cents dans les rues de Tours, l'autre jour. Ici seulement la 4ème gaypride, ville moyenne encore endormie des rives de Loire. Mais énormément de jeunes, libres et heureux de se retrouver là parmi nous. Voilà peut-être un avenir qui s'ouvre pour eux, et donc pour la génération de mes enfants...
26/06/2009Marqué au sceau du bon sens ! "La seule différence entre l'homosexualité et l'hétérosexualité, c'est l'homophobie" !
Y'a quelque chose à rajouter au slogan de cette nouvelle campagne qui débute ?
24/06/2009Incipit... et quelques mots encore. "Tout être humain est le résultat d'un père et une mère. On peut ne pas les reconnaître, ne pas les aimer, on peut douter d'eux. Mais ils sont là, avec leur visage, leurs attitudes, leurs manières et leurs manies, leurs illusions, leurs espoirs, la forme de leurs mains et de leurs doigts de pied, la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux, leur façon de parler, leurs pensées, probablement l'âge de leur mort, tout cela est passé en nous.
J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, alors que mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre."
J.M.G Le Clézio, l'Africain – 2004
18/06/2009Fruit de saison, sans modération... L'homo-gayus (et assimilé) qui se voit ces jours-ci du côté de la guiguette des bords de Loire frise la grosse vingtaine, se déplace en bande, torse nu, glabre et blanchâtre encore, comme un sandre du cru, en arborant nonchalamment un boxer bien porté au dessus de la non-ceinture de son jeans.
Auriez-vous vu migrer de tels spécimen par chez vous ?
10/06/2009Tant mieux, tant pis... J'aime bien lire ou survoler (mieux encore rencontrer et connaître) les histoires de garçons, d'hommes en couple et qui ne fuient pas le lieu (celui-ci ou tout autre) au simple fait que, vivant heureux, ils n'auraient plus rien à faire sur un site gay.
Tant mieux !
Il en est d'autres qui, désireux de se protéger une fois en couple, coupent tous les ponts avec leur passé (des fois qu'un ex viendrait s'inviter au bal ?), passé virtuel mais pas seulement : le spectre de l'isolement, de la bulle hermétique et stérile, guette alors.
Tant pis...
D'ailleurs, les deux types (celui qui reste, celui qui s'isole) se retrouvent ensuite, parfois, en chemin : "de nouveau célibat", annonce le retour à la case recherche. Tout dépend de quelle(s) recherche(s) nous sommes demandeurs/"offreurs".
Et d'ailleurs me vient à l'esprit cette jolie prophétie : celle du plus grand des sceptiques, celui à qui tout (et tous) se refusai(en)t : confiance en lui, boulot, amour, à peine le sentiment de réellement vivre. Cet inépuisable sceptique, un jour, rencontre son prince charmant, sans s'y attendre, sans y croire ; mais laissant faire le temps et surtout l'autre, dans sa cour assidue. Que croyez-vous qu'il arrivât ? Il vécurent heureux, vivent encore d'ailleurs, et "pire" : le sceptique s'est mis à y croire !
Alors, éternels célibataires à qui tout et tous se refusent, continuez de ne pas y croire, passez au-delà de l'espoir d'y parvenir un jour, libérez-vous de cette inutile espérance ! Mais n'écartez ni n'éloignez les éventuels prétendants. Qui vous dit qu'alors libérés de vos peurs, vous ne découvrirez pas, vous aussi, votre prince charmant ? ;o)
(Bon, là, pas de fin "...et ils eurent beaucoup d'enfants"... désolé !)
05/06/2009Pareils... Moi, j'ai des îles, j'ai des lacs
Moi, j'ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j'ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-marabout
...
Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j'ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j'ai cent ans dans deux jours
Moi, j'ai jamais fait l'amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce
...
Qu'est-ce qu'on vous apprend dans les livres
S'il y manque l'essentiel...?
J'aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes...
Des hommes pareils...
Francis Cabrel, "des hommes pareils", extraits
04/06/2009Constat... A une question posée tout à l'heure, à laquelle j'ai dû réfléchir, j'ai répondu :
"Un job auquel je consacre entre 8 et 10h par jour, deux ados à mi-temps, un compagnon qui, malgré son âge est lui aussi un grand ado, parfois voire souvent... Mixer tout ça et faire le décompte d'une semaine : il ne reste pas beaucoup de temps ; pas même pour s'occuper de soi...
Mais en fait, je crois que j'aime ça. ;o)
28/05/2009Mauvais esprit Une fois n'est pas coutume, je descends dans l'arène et commente l'actualité.
MAUVAIS ESPRIT - Ségolène Aubry et Martine Royal, les deux championnes du PS
par Michel Richard
Le Point daté du 28 mai 2009
"Malgré sa prestation plus qu'honorable à la dernière présidentielle, certains doutaient encore que Ségolène Royal ait une stature de présidentiable. Quant à l'idée que Martine Aubry ait une crédibilité suffisante pour prétendre se présenter à l'élection de 2017, elle faisait carrément s'esclaffer beaucoup. Depuis le meeting commun, mercredi soir, des deux dames à Rezé , tous ces ricaneurs doivent se rendre à l'évidence, et peut-être même demander pardon pour leur manque de clairvoyance. Car Martine Aubry comme Ségolène Royal, Ségolène Royal comme Martine Aubry ont prouvé qu'elles avaient toutes les deux les galons pour jouer au plus haut niveau.
Imaginez Ségolène Royal. Il lui a d'abord fallu accepter de porter une veste compatible avec celle de Martine, qui ne la flatte pas trop, sans la désavantager. Plus éprouvants encore, ces mots qu'elle a prononcés avec conviction et sourire : "Ma chère Martine, notre première secrétaire, quel bonheur de se retrouver à côté de toi, vaillante et opiniâtre." Si ce n'est pas du professionnalisme, ça ! Débiter avec naturel des mots qui vous écorchent la bouche exactement tels qu'ils avaient été écrits sur le script de la rencontre... bravo l'artiste ! Martine Aubry n'a pas été mauvaise non plus. Elle n'a pas caché son bonheur d'être avec Ségolène et a sous-entendu lourdement qu'elles avaient des points communs insoupçonnables aux yeux des malveillants. Chapeau, là encore ! Quand on est capable d'une telle performance, on peut tout faire dans la vie, notamment diriger un pays.
Mais là où toutes les deux se sont surpassées, c'est quand, disant ce qu'elles ont dit, affichant leur solidarité comme elles l'ont affichée, se pâmant de la joie des retrouvailles comme elles se sont pâmées, elles ont su atteindre ce rare niveau de professionnalisme à partir duquel tout le monde a compris qu'il ne fallait rien croire de ce qu'elles disaient. Du très, très beau boulot."
La plus élémentaire honnêteté m'oblige à rajouter cet avertissement, liminaire dans l'hebdomadaire, volontairement placé plus bas ici-même. Tellement plus drôle. Quoique...
"Avertissement : ironique, partiale et souvent injuste, cette chronique du directeur adjoint de la rédaction du Point est à consommer avec modération...
24/05/2009Suites d'une vieille chaîne livresque... "Il leur préférait son vieux fauteuil pliant de toile et bambou qu'il avait transporté d'une case de passage à l'autre sur tous les chemins de montagne, et la petite table au plateau de rotin qui servait de support à son poste de radio, sur lequel, jusqu'à la fin de sa vie, il écoutait chaque soir, à sept heures, les informations de la BBC : Pom pom pom ! British Broadcasting Corporation, here is the news !"
J.M.G le Clézio, l'Africain.
Rappel des règles (re_lancées par Orphéo, ou peut-être un autre, en amont... ou plus loin encore, d'où un changement de titre afin de ne pas risquer de froisser quelque susceptible, en cours de route...) :
* Attrapez le livre le plus près de vous. Maintenant.
* Allez à la page 56.
* Trouvez la 5e phrase.
* Écrivez cette phrase dans votre journal.
* Copiez ces instructions en commentaire à votre phrase.
* Ne cherchez pas votre livre préféré ou le plus cool mais bien le plus proche.
21/05/2009La vie est un long je t'aime ! La joie de "relire" mes 33T vinyls, une nouvelle fois...
"Sables mouvants" ; le "vivant poème"...
N'a-t-elle pas atteint là le sommet de sa sensibilité ? Et atteint la nôtre ? La mienne en tout cas.
Bouleversante Barbara. J'écoutais cet après-midi son enregistrement à Pantin 81. Qui ne peut comprendre mes larmes sur ce Perlimpimpin ne saurait me comprendre, je le crains. Quel hymne ! quelle supplique et quelle ardeur à nous faire toucher ces petits riens qui doivent mener à prendre conscience du reste, jusqu'à l'essentiel ?
Beaucoup me manquent. Elle, cette sublime Dame, j'ai eu l'immense plaisir de l'entendre et de la découvrir à Mogador. Mais pas cet exceptionnel Pantin 81. Pas de regrets, juste une communion décalée qui se revit à chaque fois...
A chaque phase de grandes émotions, vous êtes là, ma Dame !
17/05/2009Pourquoi ? Sait-on toujours ce qui nous meut, ce qui nous mène ?
Parce que, faut pas non plus se mentir en permanence : notre libre arbitre, ok ! mais notre inconscient en sait tellement sur nous et que nous ignorons, longtemps ! et qui nous pousse, ou nous empêche...
La question revient souvent : que fais-tu ici (sur un site gay voire plusieurs) si tu vis heureux en couple ET fidèle ?
Une partie de la réponse m'est peut-être apparue en revisitant une vieille k7 à bande magnétique. Je suis né en Bretagne mais n'y ai quasiment jamais vécu, sauf entre 11 et 15 ans.
Pas d'amitiés d'enfance ni même de souvenirs stables tant nous avons déménagé souvent de ma naissance à ces 11 ans.
L'autre jour j'ai compris combien certains manques "nés" de cette instabilité géographique me fragilisaient (et pourquoi au passage j'encourage mes enfants à profiter de leur adolescence, quitte à les voir s'envoler plus souvent et plus vite que prévu...). Et pourquoi la Bretagne me parlait tant, au travers d'artistes tels que Gilles Servat. Un de ceux découverts vers 16 ans, lorsque je revenais au pays et que ma soeur m'introduisait dans son cercle premier de copains et d'amis, dans les pubs du nord Finistère où se produisait Servat et autre bardes du cru. Epoque aussi où les jeunes revendiquaient encore l'apprentissage de la langue de mes grands-parents et toujours parlée par mes parents.
Pourquoi donc ma présence ici ?
Parce que ces vides d'une enfance et adolescence ne se combleront pas, jamais.
Parce que vivre c'est aujourd'hui. Hier est mort, faisons-en notre deuil. Mais ce qui n'a pas été vécu ne le sera pas.
Une soif intacte donc, puisque peu usée hier. Donner du sens à cet aujourd'hui. Même si pour moi, père, le sillon est tracé. C'est avec toi, et toi aussi, que je voudrais écrire la page du jour d'hui. Pour demain nous verrons bien si nous en sommes dignes.
J'accepte que certains ne puissent pas comprendre. Nous n'avons pas tous ouvert les yeux au même moment, ni parcouru le même chemin.
Heureux mais pas rassasié de vivre, je revendique le droit de te rencontrer aujourd'hui ou demain, pour un peu de route à faire côte à côte, un peu ou plus, selon... dans le respect de chacun et le plaisir de partager, ensemble !
"Ensemble : nous avons galéré ensemble et je l'aime" chantait le poète, dans ma mémoire... Galère non obligatoire, cependant. Je préfère d'ailleurs éviter, si c'est possible... ;o)
14/05/2009Le juste mot. Homo certes, mais...
Homosexuel ?
Gay ?
Voire pédé pour certains ?
...
Celui que j'affectionne et apprécie de lire, de temps à autre sur certains profils, est certainnement : homosensuel !!
Tout y est exprimé, non ? La virilité mise à part pour les esprits chagrin qui ne vivraient qu'au travers d'elle.
08/05/2009Demain ? Plus tard ? Ai trop envie de l'emmener vers ces cimes où nous pourrons regarder tous les deux dans la même direction, par delà les montagnes, au delà des obstacles qui bouchent la vue, tout en faisant converger nos regards.
La quadrature du cercle en somme, non ?
01/05/2009Séquence nostalgie... Pas retrouvé les paroles, pour l'heure.
Mais elles disaient ceci, dans ma mémoire :
"Avec nos yeux, avec nos mains,
quand nous aurons été humain,
à peine vus à peine connus,
nous serons-nous touchés, à peine..."
Chantée par Claude Léveillée, un de la grande bande des québécois de mon adolescence. De ceux qui semblaient chanter cette langue que je comprenais, et plus encore parlaient d'amours humaines, d'entreprises à deux ou à plusieurs. Au fond, parlaient d'Amour, pas des amourettes d'une alcôve ou d'un soir. De ces amours qui, forcément, durent. Puisque basées non sur le seul désir physique, mais axées sur la connaissance de l'être, voire de l'âme de cet autre, différent mais tout pareillement nôtre...
Les mains... Souvenirs de ces séquences dominicales mensuelles avec la chorale. La cheffe de choeur, afin de nous amener vers d'autres proximités que la seule présence physique, nous faisait toujours débuter cette matinée par un massage par dessus le vêtement de notre vis-à-vis. Frayeur garantie les premières fois. Peu ont, je crois, compris le pourquoi de ce palper extérieur voire étranger. Pourtant, quoi de plus impudique que de chanter ensemble, au fond ? Ce lâcher prise par le massage sans contact direct entre peaux devait être le catalyseur de ce lâcher prise.
Il est tout à fait évident que nous trimballons des tonnes de réticences au mieux-être, que nous nous "protégeons" (mais de quoi, de qui, sinon de nous-mêmes, une nouvelle fois ?)
Pour ce qui est des yeux... il est si intéressant de découvrir l'autre au travers de son regard, de sa capacité ou non à tenir un regard lors d'une conversation, aussi banale soit-elle ! Là je pense à certains en particulier, qui vont vers l'autre avec un tel enjeu sous le chapeau que la rencontre en est forcément faussée dès le début.
Les mains, les yeux. Nos capteurs, de ceux qui ne peuvent ni ne savent tricher. Du moins pas sur la durée.
27/04/2009Note à moi-même... Parfois, quand ça semble nécessaire voire urgent, savoir prendre les devants et brusquer l'ordonnancement précédemment choisi pour avancer. Quitte à prendre quelque risque...
Se rassurer en empruntant une nouvelle fois ces mots à m'sieur Sénèque :
"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nos n'osons,
c'est parce que nous n'osons qu'elles nous semblent difficiles".
15/04/2009Minute détente... Deux copains, psy, sur le trottoir, qui parlent.
L'un d'eux regarde sa montre, tourne la tête et dit "le bus approche".
Son copain : "Tu veux qu'on en parle ?"
10/04/2009Rejouissances éphémères... "On" a gagné...
3 s'maines de délai...
C'est beau la politique à la petite semaine. Penser, se précipiter pour annoncer LA grande victoire, j'avoue qu'une nouvelle fois cette idée-même de la politique me pose problème...
Parce que, sans prendre position ici pour ou contre ce texte en particulier, il s'agit bien de sentiment de "victoire" politique, en terme plus général, qui me dépasse totalement.
06/04/2009Loire mozartienne... Qui l'eut cru ?
Les matins de printemps souvent sont enchanteurs. Ce matin encore.
Descendant du coteau sur lequel je réside, déjà en plein soleil, je plongeais vers le port. Pas franchement en avance, en ce lundi matin, j'aurais pu (voire dû) me sentir un rien irrité, en consultant la pendule électronique du tableau de bord.
Mais non. Arrivé au port, au moment de virer à gauche vers le levant, l'harmonie éclata ! Mozart avait, on l'eut dit, synchronisé l'amorce du deuxième mouvement de son concerto pour clarinette quand le fleuve surgit, enrubanné de volutes de ce léger brouillard ligérien de certains matins printaniers. A la montée des cordes, ce fut un tout. La musique et les brumes mêlées, j'avançais, serein et emporté tout à la fois, dans un attelage magique !
27/03/2009Lu sur un profil, quelque part... "Je cherche quelqu'un qui aurait davantage envie de se réveiller avec moi que de coucher avec moi."
Foutu romantique que je suis, j'avoue qu'une telle accroche m'aurait donné l'envie d'aller frapper à cette porte, si j'avais été célibataire !
Le plaisir de vivre à deux, c'est aussi, c'est souvent le matin au réveil. Et particulièrement quand il dort encore, apaisé et serein ; ou alors dans un premier réveil, où les premiers mouvements du visage, puis des épaules, se mettent à doucement frémir...
M'est d'avis que cet homme, là-bas, sait vivre et goûter de ces petites choses qui font beau le quotidien. Au petit matin aussi.
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| Article 1 - An II
Un an de journal, ça commençait à devenir délicat de s'y retrouver ? Alors deux !! D'où cet INDEX thématique à votre disposition !
Pourquoi un journal ?
Billets d'humeur
Ambiance, ambiance
Audition, écoute
Choix effrayant
Commentaires ; stop !...
Les Ex
J'aime, j'aime pô
Hier, aujourd'hui, demain
Matin chagrin 1 ; 2
Le pont
Petits plaisirs éphémères
Les poupées russes - 1 ; 2
Quinze ans
Regard triste
Religion
Respirer
Sensualité
Souvenirs d'Afrique
Sublimes angoisses
T'entends pas ?
Tourné vers l'Est, chaque matin
Une vie pourquoi ?
Vivre gay ou lesbienne
Chansons
Daisy Nepsy
La mémoire et la mer
L'enfant d'un autre
J'aurais dû comprendre
Les figures imposées
Pour me comprendre
Sid’amour à mort
Trente ans
Citations
Bory-1
; 2
Michel Butor
Droit d’asile - 1 ; 2 ; 3 ; 4; 5 ; 6
; 7
L'enfant selon Bouddha
Métamorphose & masque
Partir ou rester
Le petit Poucet
Sagesse taoïste 1 ; 2
Schubert
Vérité
Expos, théâtre, cinéma
Guerre
J'étais dans la maison...
Soleil vert
Histoires
Blague belge, une fois...
Dinde au whisky
Existentiel
Goûts et couleurs
MisterBlue
Questions existentielles
Racisme
Taxonomie
Littérature, philo
Alexis - 1 ;
2 ;
3 ;
4.
l'Amant russe
le Bonheur désespérément - 1 ;
2 ;
3 ;
4.
Le Coeur découvert - 1 ; 2
Etat limite.
Famille je vous hais.
Le passage des éphémères - 1
L'Oeuvre au Noir -1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; épilogue
André Gide - 1 ; 2
L'Immoraliste - 1 ; 2 ; 3
Les nouvelles nourritures - 1 ; 2
Paradis de tristesse
Parcours personnel
A la rencontre de...
Les amants de théâtre
Aimer d'amitié
Association d’idées ?
La bulle
Chansons dédiées - 1 ;
2 ;
3 ; 4
Comme en écho
Communication (ma)
Creux de vague - 1 ; 2
Dop
J’ai tué l’amour
Elle a souri
La plus belle fois qu’on m'a dit...
L'enfance - 1 ; 2
L'ex- 1 ; 2
Le verbe aimer
Message parternel
Paroles de déraciné
Peur de moi - 1 ; 2
Tempête matinale
Va, je ne te hais point
Vie, mort
Vivre
Poésie
Amoureux et savants
Demain
Fidélité sans faille - 1 ; 2
Le lombric
Mélancolique automne
Pierre qui roule
société
Devoir de transmission
Enfant, un droit ?
Femmes et droit de vote
Référendum et politique
Se sentir différent
«... Si on attendait de se connaître pour se faire confiance, on allait jouer des rôles les uns vis à vis des autres ; on allait se montrer avec nos carapaces, et le jour où on souhaiterait se raconter tout, on ne pourrait pas tout à fait le faire parce qu’il faudrait adapter notre vérité avec les petits mensonges qu’on se serait dit pendant des mois sur nos parents, sur notre passé, sur nos fantasmes »...
Merci de m'avoir accordé la transcription de ce texte Mathieu, extrait de ton journal (Matthieux) et plus précisément de la série "les corps fermés" , extrait se situant à la page 14.
La plus belle définition qui soit, à mes yeux, de l'acte de confiance !
"Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu : il nous faut naître une première fois dans la souffrance d'un accouchement. Il nous faut naître une seconde fois par l'âme, et donc par une prise de conscience de cette naissance. Alors seulement nous pouvons réellement commencer à vivre un peu" Christian Bobin
Au vu de mon parcours de vie, j'ai depuis quatre ans maintenant défini ce parcours actuel comme une re-naissance. Je veux dire par là une prise de conscience du fait que j'avais un peu laissé échapper le réel déroulement de MA vie dans une relation de couple trop fusionnelle (1+1=1). Le fait de reprendre en main le cours de MA vie, je l'ai assimilé à une re-naissance.
On peut donc vivre à crédit, sans aucune prise de conscience de cette vie. Une vie qui se déroule, seule. Et puis un jour (pour ceux qui ont ou auront la chance de la réaliser), c'est LA naissance, conscientisée. Non plus le fait d'avoir été enfanté ; plus cet acte subi. La deuxième naissance.
Merci à Kikoo d'avoir ouvert son journal par un très bel article. Qui m'a amené ce commentaire. Lu dans "le passage des éphémères" de Jacqueline Harpman
J'ai lu dix fois votre lettre - l'autre, c'était trois fois, cela devient une manie ! - pour être sûr(e) d'entendre ce que vous dites sans superposer ce que je pense : peut-être êtes-vous dans l'amour alors que je ne suis que dans l'amourette. On dit que c'est un sentiment plus grave, qu'il s'inscrit dans la durée et aussi qu'il se transforme avec le temps"
Extrait de l'article du 21/04/04, "étalonner les discours"
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"Alexis, ou le traité du vain combat"
Marguerite Yourcenar
Ce livre de Yourcenar aura pour moi été le premier lu à "quatre yeux", comme certains jouent à quatre mains sur les touches de leur piano ! Des émotions qui demeurent, bien au-delà du plaisir solitaire. Même en lecture.
.../...
S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie...
Je cessai de croire que la perfection se trouve de l'autre côté d'un serment. La sagesse, comme la vie, me parut faite de progrès continus, de recommencement, de patience.
On dirige quelquefois ses actes ; on dirige moins ses pensées ; on ne dirige pas ses rêves.
Les hommes ne disent pas tout mais lorsqu'on a, comme moi, du prendre l'habitude de certaines réticences, on s'aperçoit très vite qu'elles sont universelles... Ma conscience, mise à nu, me révélait celles des autres... Je finissais par me dire que mon seul tort (mon seul malheur plutôt) était d'être, non certes pire que tous, mais seulement différent.
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