"Laisse moi le temps de trouver l'empreinte pour mes pas,
à force de t'avoir cherché j'ai un peu peur de moi".


Pour construire toute relation, qu'elle soit amicale ou sentimentale, il faut se donner le temps de la connaissance de l'autre.
Dans les articles qui émaillent ce journal, je livrerai à votre lecture, voire à vos commentaires :
des extraits de livres qui m'ont plu ou marqué ; ou des citations ; ou encore lorsque le temps me sera moins compté, des billets d'humeur.
Au plaisir donc de retrouver certains d'entre vous à ce rendez-vous. Aléatoire, car j'aime les rythmes aléatoires ; synonyme pour moi de liberté et de spontanéité.
Bien à vous.

J'écoute : de plus en plus de rythmes africains
Je regarde : devant
Je lis : Terre et ciel - Théodore Monod (entretiens avec Sylvain Estibal)
Je joue : avec les mots
Je cite : A personne, sauf à ceux qui y prendront plaisir.
Franz Schubert - 1797-1828 (dédicace de son dernier Trio )
(mis à jour mardi 3 octobre 2006 à 08:58)

27/08/2008

27/08/08 - 15:17

Abandonnée...


Ceux qui connaissent ma précision côté horaire, ma relation étroite au temps et donc à l'heure, vont devoir relire ce qui suit, sans doute.

Moi le forçat de la montre-bracelet, qui ne la quitte que le soir en rentrant à la maison (évolution ceci dit, avant c'était au moment d'aller me coucher), moi le quasi obsédé de l'heure, je viens de passer les dix derniers jours sans montre. Parti en vacances sans elle, et plus impensable encore, au bureau ce matin également.

Je parlais de cycle l'autre jour. Nouvelle rentrée et donc prise de décisions, les belles résolutions de rentrée comme chaque année.
Entre autre (mais cela avait déjà germé avant l'été, tant la dernière saison s'était avérée stressante) le souhait de ne plus courir après ce temps. Et bizarrement en ce 17 août, l'oubli (acte inconscient ?) de ma montre chez moi à l'heure de partir pour plusieurs jours. Comme pour me prouver que cet esclavage pouvait cesser sans risque. Bon, les indicateurs sont encore assez présents autour de moi (téléphone portable, PC...) mais tout de même, ce bracelet menotte en moins, c'est déjà quelque part une petite victoire. J'espère que le jour où je le porterai de nouveau, j'aurai déjà emboîté ce nouveau pas plus léger et moins speedé, sans risque de rechute !

Voilà ! C'était là nouvelle de mon p'tit poignet gauche. "Plus" qu'à parvenir à alléger l'ensemble de la carcasse aussi efficacement et tout sera pour le mieux dans mon p'tit monde.
Courage bon à tous ceux qui rentrent, sont rentrés ou ne vont pas tarder à le faire. Et (grrrrr !) bon vent à ceux qui auront eu le courage de résister jusqu'ici avant de profiter de congés bien mérités. (Bon, Michel, tu ne la ramènes pas non plus, siouplé, hein ?)

16/08/2008

16/08/08 - 22:51

Désespérer, une nouvelle fois...


Découvrir des préceptes de vie par la lecture, ou en valider de personnels par ce même biais, ou par des échanges d'expériences humaines, voilà qui est bien.

Valider ensuite des acquis, par la mise en pratique, voilà sans doute qui se révèle plus utile encore.


Ce soir, je viens de valider ma plus belle "conquête", assurément ! Lequel de mes proches n'ai-je bassiné avec ce "bonheur, désespérément" ? Lire : au-delà de l'espoir, quand on a cessé d'espérer pour "uniquement" se consacrer à l'essentiel, VIVRE.

Ce soir donc, je dois entrer quasiment au sein de ces béats de l'Olympe, de ceux qui ont gravi leur Everest, dominé leur peur ultime !

Août 2003. J'écrivais en urgence à mon meilleur ami. 20 ans de complicités, de folies, de vie partagée. Vingt années anéanties sans le moindre mot du simple fait de ma lettre : "Ne venez pas à la maison dans dix jours comme convenu, V et moi nous séparons. Ton statut d'ami fidèle m'oblige à tout t'en dire..."

Cinq années de silence. Pas le moindre mot à mes trois lettres, longues, détaillées, redisant mon attachement et ma fidélité à notre relation pure et sans faille.
Cinq ans. Je disais l'autre jour à Nicolas mon encore colère, y repensant. Et puis le renoncement : sans doute Thierry avait-il ses raisons, auxquelles je n'entendais rien (mais avais-je à y entendre ?)

Fin avril dernier, une de ses filles, ma filleule, manifestait le désir profond de reprendre le contact rompu, à 13 ans et quelques 700 kms de distance. Ce fut chose faite par sms, courriel et téléphone. Et, surprise, elle m'a fait savoir hier qu'elle était de passage à Tours. Nous nous sommes donc retrouvés ce matin. Petit bonheur que cette jeune fille...

Et puis ce soir, alors que je terminais tout juste ma journée de chantier, le carillon qui a retenti. Je regarde par la fenêtre de la cuisine. Un homme planté devant la maison, que je ne reconnais pas. Je sors pour m'enquérir de sa demande : c'était lui !

Cinq années, pas le moindre souffle de vie, et il était là !
Nous nous sommes étreints comme des cons, longuement, séparés par la barrière fermée... Il n'en menait pas large le p'tit père, plus angoissé qu'un jeune homme au moment de son coming out parental...
Ma possible colère n'a alors pas trouvé place. Ses sanglots non feints, la tension qui démontrait combien ce geste lui avait coûté, combien aussi, pour des raisons qui lui sont toutes personnelles, il avait redouté cet instant jusqu'à la dernière minute...

Je ne l'espérais plus ; j'avais fait mon deuil de son retour ; avais décidé de vivre coûte que coûte, sans lui et sans ceux qui ne pourraient suivre. Mais il est là, de nouveau là. La longue parenthèse s'est refermée, au moment même où, terminant mes travaux dans ce nouveau chez moi, je suis en train de constater qu'un cycle se clôt, pour donner naissance à un nouveau.

Chez moi, dans tous les domaines, les cycles durent quatre à cinq ans. Août 2003-août 2008 : le compte est bon !

La patience, le renoncement (récent) à vouloir tout comprendre, la mise en principe des préceptes validés : si je n'étais pas un homme heureux ce soir, ce serait... désespérant ! Non ? ;o)

Thierry : je t'aime !

11/08/2008

11/08/08 - 22:20

Précaution simple, d'été ou d'autres saisons tout autant...


Nous sommes sensibles et même demandeurs de mots importants voire rapides. Pourtant, est-ce là l'essentiel ?
Bien sûr si le tout se conjugue, là bien sûr résiderait l'harmonie totale ! Cependant...




Celui qui ne m'a pas parlé d'amour
M'a plus appris m'a plus donné
Que ceux qui m'en ont trop compté

Celui qui ne m'a pas embrassée
M'a plus donné m'a plus appris
Que ceux qui m'ont trouvé jolie

Celui qui ne m'a jamais caressée
M'a révélé plus de splendeurs
Que ceux qui m'ont offert leur coeur

Celui qui ne m'a jamais fait l'amour
M'a mieux comprise et mieux aidée
Que toi qui prétendait m'aimer

Sans faire un geste sans un bruit
Il m'a découvert des pays
J'ai vu des jardins suspendus
À la beauté de ses mains nues
Il n'est pas de plus pur écrin
Que ses mains qui n'exigeaient rien

Celui qui ne regardait pas mes yeux
Mais le monde autour de nous deux
M'a fait voir qu'il est merveilleux

Celui qui ne m'a pas donné d'enfant
M'a fait aimer tous les mendiants
Les solitaires et les errants

Celui qui ne m'a jamais possédée
Qui n'a pas voulu m'enfermer
Pour qui l'amour est liberté

Celui qui ne m'a pas parlé d'amour
M'a plus appris m'a plus donné
Que toi qui prétendait m'aimer


CELUI (paroles : F.Mallet-Joris - musique : M.Grisolia / M.P.Belle)

29/07/2008

29/07/08 - 23:52

Actu de demain...


Bon, pas parce que ce sont les vacances pour nombre d'entre nous qu'il faut se montrer mou du mollet. Certains vont s'en donner à coeur-joie de reprendre qui des extraits de presse, qui des compte-rendus déjà pré-digérés pour nous alimenter le JDI et donc, pour d'autres, l'esprit. Pas donné à tout le monde de penser et de raisonner par soi-même...

Pour prendre un peu d'avance (bein oui, avec l'âge mes p'tits chéris, faut bien trouver la parade et donc anticiper le départ dans les limites de la disqualification, voici donc ma contribution aux JO pékinois. Sous la baguette de ce maître de la rebellion et de la tendresse entres les Hommes, mon cher Henri Tachan. Paroles et musique - aidé de Jean Lesage pour cette dernière.)



Ce s'rait chouette les Jeux Olympiques,
Tous ces athlètes dans la foulée,
Pour un marathon fantastique
A la seule force du mollet.
Ce s'rait chouette les Jeux Olympiques,
L'émulation sur la cendrée,
Ce s'rait chouette les Jeux Olympiques
Si, nom de Dieu, il n'y avait

Leurs p'tits drapeaux
Leurs p'tits fanions
Couleur kaki
Caca d'oie des frontières
Leurs p'tits drapeaux
Pour chaque nation
Qui claquent au vent
D'une musique militaire.

Ce s'rait chouette les "Souvenez-vous"
Les "N'oublie pas qu'la guerre est conne",
Les recueillements sur les trous
Où les soldats fusillés dorment.
Ce s'rait chouette les "Souvenez-vous",
Les manifestations de paix,
Ce s'rait chouette les "Souvenez-vous"
Si, nom de Dieu, il n'y avait

Leurs p'tits drapeaux
Leurs p'tits fanions
Leurs p'tits tambours
Qui battent la cadence
Leurs p'tits drapeaux
Leurs p'tits fanions
Qui claquent au vent
D'une minute de silence.

Ce s'rait chouette d'aller sur la lune
Dans le scaphandre de Pierrot,
J'y emporterais bien ma plume
Pour vous écrire quelques mots
Ce s'rait chouette d'aller sur la lune
En vacances pour mille étés,
Ce s'rait chouette d'aller sur la lune
Si, nom de Dieu, il n'y avait

Leurs p'tits drapeaux
Leurs p'tits fanions
Pour cette fois ricains
De préférence
Leurs p'tits drapeaux
Leurs p'tits fanions
Leurs p'tites étoiles
La Grande Ourse s'en balance

Ce s'rait chouette si tous les drapeaux
Voulaient bien se donner la hampe,
Ca f'rait des pyjamas très beaux,
Des soutiens-gorge pour les vamps.
Ce s'rait chouette si tous les drapeaux
Finissaient un jour draps de lits.
On y ferait l'amour bien au chaud
Avec les filles de leur pays.

25/07/2008

25/07/08 - 12:20

Tout arrive !


Bien, cette fois ça y est : les wacances miennes sont là ! Bureau quasi en ordre, prêt à recevoir ma nouvelle collègue à la rentrée. On a déjà bossé ensemble du fait qu'elle a récupéré une partie de mes dossiers voilà huit ans, dans une autre structure. Ca devrait faciliter son intégration :
- je connais ses qualités (pas pour rien que quand j'ai su qu'elle débarquait dans ce grand navire j'ai émis l'hypothèse de pouvoir la voir affectée chez moi..) ;
- elle a déjà une idée sur ma façon de travailler.

Bon, pas une coupure totale, nette et franche cette année. Parce que travaux obligent je ne partirai pas vraiment plus d'une semaine de la maison. Et de plus, avec aujourd'hui une connexion Internet à domicile, le fil demeure avec toi, toi et toi aussi. Toi ? Mais non j't'ai pas oublié non plus. Tu passes quand tu veux, d'ac ? Au virtuel sur la Toile comme dans la belle réalité. ;o)

Bel été à tous et toutes. Et au plaisir de poursuivre nos parcours plus ou moins proches, selon.

24/07/2008

24/07/08 - 22:22

Pleine saison...


Je ne sais pas vous. Comment choisissez-vous un melon chez votre primeur ou au supermarché ?
Perso, une méthode quasiment sans faille : un melon se choisit... par la queue !

Une boule cueillie mûre présente une queue dont le pourtour craquelle, la peau découpée en cet endroit montrant le degré de maturité du fruit.

Aucun doute, la maturité se teste au niveau de la queue, pas ailleurs ! ;o)

21/07/2008

21/07/08 - 09:23

Bataille décisive engagée...


500 litres de poubelles déposés hier soir sur le trottoir ; outillage évacué sans ménagement après plus de six mois d'occupation du terrain : les quatre semaines à venir seront décivives, mais la victoire semble à portée de main. Dussé-je encore y consacrer des litres de sueur et des heures non comptées !

Hug, j'ai dit ! ;o)

10/07/2008

10/07/08 - 16:48

Carpe diem...


Expression un peu trop galvaudée sans doute.

Que les mots d'un autre, recueillis un jour chez Alexandre (puisqu'ils ornent son profil en message déroulant) éclairent peut-être d'une lumière plus exacte ma façon de voir la chose.

Non un appel à jouir du seul jour d'hui, goulûment. Mais davantage à prendre conscience de l'urgence à vivre -sans crainte inutile puisque vaine - l'instant présent.

Pourquoi cherches-tu l'impossible
en voulant à tout prix
connaître d'avance
ce que la vie nous réserve à toi et à moi ?
Quoi qu'il puisse nous arriver,
la sagesse n'est-elle pas
de nous soumettre chacun à notre sort ?
Que la vie te réserve encore bien des hivers
ou, au contraire,
que tu sois en train d'en vivre le dernier
- celui-là même qui, en ce moment,
éreinte les vagues de la mer
à l'assaut des rochers –
crois-moi,
ne change rien à tes occupations
et, dans un cas comme dans l'autre,
n'escompte jamais vivre plus loin
que le jour où nous sommes.
Déjà, tandis que nous parlons,
le temps impitoyable aura fui.
C'est aujourd'hui qu'il faut vivre.
Car demain reste pour toi
ce qu'il y a de moins sûr...



adaptation moderne du carpe diem ( quam minimum credula postero) des Odes d'Horace, Gilles Simard

10/07/08 - 15:24

Couleurs...




Un carpe diem tout en couleur...

27/06/2008

27/06/08 - 15:18

Voilà, c'est fini...


Ou plutôt non, tout commence, ça ne fait que commencer !



23/06/2008

23/06/08 - 08:54

Symbolique...


Chacun ses repères, chacun sa symbolique pour définir en une image telle ou telle saison.

L'automne et ses confitures de mûres
L'hiver, le feu de cheminée chez un(e) aïeul(le)
Le lilas qui fleure bon au printemps.

Pour moi, l'été, l'heure où il sonne réellement, ce sont sans doute aucun ces champs qui empaquettent, lient et bottent.



19/06/2008

19/06/08 - 17:24

C'est beau l'impatience...


Ce soir, mise en peinture de quelques portes préparées hier soir. Je les sens déjà frétiller d'impatience les coquines...

18/06/2008

18/06/08 - 12:54

L'important...


Le mot le plus important, à mes yeux, s'il ne devait y en avoir qu'un, ne serait assurément pas "aimer". Si difficile à employer pour certains, trop facilement au contraire pour d'autres, si galvaudé aussi, revêtant tellement de sens aux "altitudes" si disparates.

J'aime ce livre ;
j'aime le rouge de tes lèvres ;
j'aime jouer avec le chien des voisins ;
j'aime pas ta famille !
...

Non, aimer se vit, se dit quand cela sort des tripes, le coeur lui s'égarant sous les coups de la vie, sous les à-coups des sentiments divers et parfois (a)variés...

Le plus beau mot, donc, ne serait-ce pas ENSEMBLE ?

"Nous avons galéré ensemble et je l'aime", chante Yves Simon (in Respirer).

Je l'aime parce que nous sommes (étions) ensemble. Cet ensemble qui inclut le partage, le plaisir d'offrir. Ces mots-là sont généreux, forcément. Mais aimer, au fond, l'est-il toujours ? Non, désespérément non... Sauf à aimer vraiment. De cet amour qui ne se retourne en haine ou en rancoeur dès le premier nuage rencontré. Rare donc. Et c'est ce qui rend ces amours si sublimes à nos yeux quand elles se vivent à deux. Ensemble !


16/06/2008

16/06/08 - 17:14

Révélations (1)...


J'ai rien vu v'nir, lui non plus ; j'aurais dû me méfier, lui aussi, quand j'ai commencé à rassembler certains accessoires depuis quelques semaines.
Et puis soudain ça m'a pris, je me suis libéré du monstre qui vivait en moi. Ma perversité n'a eu d'égal que le temps où elle a mûri en mon sein. Lentement, longuement comme quand on fait lever une pâte, bien au chaud, travaillée sans relâche...

Et vendredi donc, j'ai tout osé. Le bondage total, plus une parcelle de lui qui n'ait été recouverte de plastique. Et ce 48 heures durant. Il n'en menait pas large, n'ayant rien deviné de mes intentions.


16/06/08 - 17:10

Révélations (2)...








Et même quelques accessoires terrifiants...





Il (mon séjour) en est tout émoustillé ce matin, débâché enfin !

12/06/2008

12/06/08 - 14:52

Et vive le calva !





Non mais franch'ment, z'avaient bu ou quoi ?

11/06/2008

11/06/08 - 09:14

Scientifique...


L'avantage de finir sa nuit à 1h22, à peine entamée donc, c'est qu'il est alors possible de tenter de démontrer certaines vérités scientifiques.

Ainsi fut le cas la nuit dernière. Je peux donc affirmer sans détour ce qui suit :
La hauteur de linge repassé au cours d'une nuit est inversement proportionnelle à la durée de sommeil durant ladite nuit !

(Envoi du générique de fin : Ôôô douce nuit, blan-an-che nuit...)

C'était la saga des péripéties d'un papa-gay-now, à vous les studios.

09/06/2008

09/06/08 - 08:43

Rire(s)...


"A force de rire mou, ils vont mou_rire" (Vincent Rocca, évadé du Fou du roi, ce matin)

Ca tombe bien, j'l'aurais plutôt à pleurer, ce matin...

06/06/2008

06/06/08 - 15:02

Coloc' Ami...


"La vie de chacun d'entre nous n'est pas une tentative d'aimer. Elle est l'unique essai."

Y aurait-il donc une "vie secrète" chez celui qui écrivit ceci, en accroche de son aime&seine, dernièrement ?

06/06/08 - 08:41

Techno...


Hier soir en quittant le bureau, j'ai garé la voiture non loin de là, retrouvé les enfants arrivés par le bus (les miens et quelques autres), avons "kebabé" ensemble, avant de plonger dans cette foule-faune composée à 80% - au moins ! - de collégiens et lycéens pour un méga concert gratuit en plein air sous les fenêtres dudit bureau mien.

C'est sans doute dans ces instants, quand tu t'aperçois de la communion des jeunes avec ces musiques d'un autre âge pour toi, qui ne te parlent pas au sens remuer les entrailles mais qui eux les transportent, ensemble, que tu mesures au plus près la prise des ans sur toi... ;o)


 

Article 1 - An II

Un an de journal, ça commençait à devenir délicat de s'y retrouver ? Alors deux !! D'où cet INDEX thématique à votre disposition !

Pourquoi un journal ?

Billets d'humeur
Ambiance, ambiance
Audition, écoute
Choix effrayant
Commentaires ; stop !...
Les Ex
J'aime, j'aime pô
Hier, aujourd'hui, demain
Matin chagrin 1 ; 2
Le pont
Petits plaisirs éphémères
Les poupées russes - 1 ; 2
Quinze ans
Regard triste
Religion
Respirer
Sensualité
Souvenirs d'Afrique
Sublimes angoisses
T'entends pas ?
Tourné vers l'Est, chaque matin
Une vie pourquoi ?
Vivre gay ou lesbienne

Chansons
Daisy Nepsy
La mémoire et la mer
L'enfant d'un autre
J'aurais dû comprendre
Les figures imposées
Pour me comprendre
Sid’amour à mort
Trente ans

Citations
Bory-1 ; 2
Michel Butor
Droit d’asile - 1 ; 2 ; 3 ; 4; 5 ; 6 ; 7
L'enfant selon Bouddha
Métamorphose & masque
Partir ou rester
Le petit Poucet
Sagesse taoïste 1 ; 2
Schubert
Vérité

Expos, théâtre, cinéma
Guerre
J'étais dans la maison...
Soleil vert

Histoires
Blague belge, une fois...
Dinde au whisky
Existentiel
Goûts et couleurs
MisterBlue
Questions existentielles
Racisme
Taxonomie

Littérature, philo
Alexis - 1 ; 2 ; 3 ; 4.
l'Amant russe
le Bonheur désespérément - 1 ; 2 ; 3 ; 4.
Le Coeur découvert - 1 ; 2
Etat limite.
Famille je vous hais.
Le passage des éphémères - 1
L'Oeuvre au Noir -1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; épilogue
André Gide - 1 ; 2
L'Immoraliste - 1 ; 2 ; 3
Les nouvelles nourritures - 1 ; 2
Paradis de tristesse

Parcours personnel
A la rencontre de...
Les amants de théâtre
Aimer d'amitié
Association d’idées ?
La bulle
Chansons dédiées - 1 ; 2 ; 3 ; 4
Comme en écho
Communication (ma)
Creux de vague - 1 ; 2
Dop
J’ai tué l’amour
Elle a souri
La plus belle fois qu’on m'a dit...
L'enfance - 1 ; 2
L'ex- 1 ; 2
Le verbe aimer
Message parternel
Paroles de déraciné
Peur de moi - 1 ; 2
Tempête matinale
Va, je ne te hais point
Vie, mort
Vivre

Poésie
Amoureux et savants
Demain
Fidélité sans faille - 1 ; 2
Le lombric
Mélancolique automne
Pierre qui roule

société
Devoir de transmission
Enfant, un droit ?
Femmes et droit de vote
Référendum et politique
Se sentir différent


«... Si on attendait de se connaître pour se faire confiance, on allait jouer des rôles les uns vis à vis des autres ; on allait se montrer avec nos carapaces, et le jour où on souhaiterait se raconter tout, on ne pourrait pas tout à fait le faire parce qu’il faudrait adapter notre vérité avec les petits mensonges qu’on se serait dit pendant des mois sur nos parents, sur notre passé, sur nos fantasmes »...
Merci de m'avoir accordé la transcription de ce texte Mathieu, extrait de ton journal (Matthieux) et plus précisément de la série "les corps fermés" , extrait se situant à la page 14.

La plus belle définition qui soit, à mes yeux, de l'acte de confiance !

"Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu : il nous faut naître une première fois dans la souffrance d'un accouchement. Il nous faut naître une seconde fois par l'âme, et donc par une prise de conscience de cette naissance. Alors seulement nous pouvons réellement commencer à vivre un peu"

Christian Bobin

Au vu de mon parcours de vie, j'ai depuis quatre ans maintenant défini ce parcours actuel comme une re-naissance. Je veux dire par là une prise de conscience du fait que j'avais un peu laissé échapper le réel déroulement de MA vie dans une relation de couple trop fusionnelle (1+1=1). Le fait de reprendre en main le cours de MA vie, je l'ai assimilé à une re-naissance.
On peut donc vivre à crédit, sans aucune prise de conscience de cette vie. Une vie qui se déroule, seule. Et puis un jour (pour ceux qui ont ou auront la chance de la réaliser), c'est LA naissance, conscientisée. Non plus le fait d'avoir été enfanté ; plus cet acte subi. La deuxième naissance.
Merci à Kikoo d'avoir ouvert son journal par un très bel article. Qui m'a amené ce commentaire.

Lu dans
"le passage des éphémères"
de Jacqueline Harpman

J'ai lu dix fois votre lettre - l'autre, c'était trois fois, cela devient une manie ! - pour être sûr(e) d'entendre ce que vous dites sans superposer ce que je pense : peut-être êtes-vous dans l'amour alors que je ne suis que dans l'amourette. On dit que c'est un sentiment plus grave, qu'il s'inscrit dans la durée et aussi qu'il se transforme avec le temps"

Extrait de l'article du 21/04/04, "étalonner les discours"


* * * * * * * *


"Alexis, ou le traité du vain combat"
Marguerite Yourcenar

Ce livre de Yourcenar aura pour moi été le premier lu à "quatre yeux", comme certains jouent à quatre mains sur les touches de leur piano ! Des émotions qui demeurent, bien au-delà du plaisir solitaire. Même en lecture.

.../...

S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie...

Je cessai de croire que la perfection se trouve de l'autre côté d'un serment. La sagesse, comme la vie, me parut faite de progrès continus, de recommencement, de patience.


On dirige quelquefois ses actes ; on dirige moins ses pensées ; on ne dirige pas ses rêves.


Les hommes ne disent pas tout mais lorsqu'on a, comme moi, du prendre l'habitude de certaines réticences, on s'aperçoit très vite qu'elles sont universelles... Ma conscience, mise à nu, me révélait celles des autres... Je finissais par me dire que mon seul tort (mon seul malheur plutôt) était d'être, non certes pire que tous, mais seulement différent.