<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/</link><title>rv37</title><description>rv37</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2012</dc:rights><dc:date>2012-03-27T18:46:30+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Terminus, tout le monde descend !</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20120303120638/terminus-tout-le-monde-descend/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20120303120638/terminus-tout-le-monde-descend/</guid><description>&quot;Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront&quot;. 

Puisqu'il faut, un jour, savoir tourner la page pour repartir vers d'autres horizons, pour d'autres rencontres ;
puisque je sens bien que j'ai, par fidélité à ce site, différé ce jour trop longtemps ;
puisque ce journal s'est ouvert sur une série de citations qui m'ont ouvert les yeux sur l'évidence, mon évidence ;
parce que j'aime bien boucler les boucles ;

je désirais partager ces mots de René Char qui figurent sur mon profil de longue date. En souhaitant qu'ils parlent à beaucoup d'entre nous.

Une nouvelle fois, ceci ne signifie en aucun cas un retrait de GA. Le dial demeure pour qui le désire.
Merci à toutes celles (il n'y en a plus beaucoup par ici cependant aujourd'hui) et tous ceux avec qui nous avons entretenu correspondance et débattu de tout par commentaires interposés.

Je n'imaginais pas tant découvrir sur moi-même en ouvrant cet espace personnel. Vous y avez contribué, chacun à votre manière.
La décennie de mes 40 ans aurez été celle de la reconquête de ma liberté personnelle, en opposition avec ces mots chers d'Henri Tachan : &quot;les habitudes, pas celles qu'on nous impose, celles qu'on a !&quot;
J'ai décidé que celle de mes 50 ans serait celle de l'abandon du diktat du temps et des fausses obligations qui s'y rattachent. Reprendre possession de mon temps, autant que faire se peut.

Une nouvelle fois, belle route à chacun. Et au plaisir de poursuivre nos échanges via cette lucarne et le dial. Mais plus encore par des rencontres réelles, les yeux dans les yeux. Hug, j'ai dit !  ;o)</description><content:encoded><![CDATA[<br><br>"<b><font color="blue">Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s’habitueront</b></font>". <br><br><br />
<br />
Puisqu'il faut, un jour, savoir tourner la page pour repartir vers d'autres horizons, pour d'autres rencontres ;<br />
puisque je sens bien que j'ai, par fidélité à ce site, différé ce jour trop longtemps ;<br />
puisque ce journal s'est ouvert sur une série de citations qui m'ont ouvert les yeux sur l'évidence, mon évidence ;<br />
parce que j'aime bien boucler les boucles ;<br />
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je désirais partager ces mots de <b>René Char</b> qui figurent sur mon profil de longue date. En souhaitant qu'ils parlent à beaucoup d'entre nous.<br />
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Une nouvelle fois, ceci ne signifie en aucun cas un retrait de GA. Le dial demeure pour qui le désire.<br />
Merci à toutes celles (il n'y en a plus beaucoup par ici cependant aujourd'hui) et tous ceux avec qui nous avons entretenu correspondance et débattu de tout par commentaires interposés.<br />
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Je n'imaginais pas tant découvrir sur moi-même en ouvrant cet espace personnel. Vous y avez contribué, chacun à votre manière.<br />
La décennie de mes 40 ans aurez été celle de la reconquête de ma liberté personnelle, en opposition avec ces mots chers d'Henri Tachan : "les habitudes, pas celles qu'on nous impose, celles qu'on a !"<br />
J'ai décidé que celle de mes 50 ans serait celle de l'abandon du diktat du temps et des fausses obligations qui s'y rattachent. Reprendre possession de mon temps, autant que faire se peut.<br />
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Une nouvelle fois, belle route à chacun. Et au plaisir de poursuivre nos échanges via cette lucarne et le dial. Mais plus encore par des rencontres réelles, les yeux dans les yeux. Hug, j'ai dit !  ;o)<br><br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2012-03-03T12:06:38+01:00</dc:date></item><item><title>Primo, pour finir...</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20120225161743/primo-pour-finir/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20120225161743/primo-pour-finir/</guid><description>&quot;Pourquoi la douleur de chaque jour se traduit-elle dans nos rêves de manière aussi constante par la scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté ?&quot;

Si c'est un homme, Primo Lévi

Je me suis longtemps demandé, depuis que je suis en mesure de comprendre, depuis que j'ai appris (vers 10-11 ans) que mon grand-père maternel avait subi l'épreuve des camps de concentration de 1940 à la libération, pourquoi celui-ci semblait vivre en survivant, sans pouvoir ou vouloir nous en dire un peu sur cette épreuve, sans pouvoir témoigner.

J'ai peut-être accédé à un début de réponse lorsque, après sa mort, ma mère m'aura confié un &quot;sale&quot; secret de famille. Mon grand-père, demeuré absent et sans pouvoir donner signe de vie aux siens cinq années durant, (il sera parti à la guerre en laissant, à 22 ans, une femme et une fille de quelques semaines - ma mère). A son retour, rien ne sera plus comme avant. J'ai relaté ce genre de situation dans l'article &quot;guerre&quot; du 25 janvier 2005 (voir index en bandeau droit de ce blog, rubrique expos-cinéma-théâtre). Sans doute pas pour rien que cette pièce, dure, m'aura à l'époque autant parlé...
A son retour il aura découvert que sa femme est devenue mère d'un autre enfant.  Affreuse réalité j'imagine. Lui, aux camps, à lutter comme il n'est sans douter pas possible pour nous de se projeter, revenu pourtant près des siens, près de sa femme, pour découvrir qu'au fond il n'était pas attendu, plus attendu...

Je ne m'étendrai pas sur cette vie, ensuite. Si ce n'est que ma mère m'aura dit son sentiment, très vite, que ses parents auront alors vécu davantage en frère et soeur qu'en époux. Et donc encore 44 ans durant... Rien que d'y songer, je me dis que l'explosion des divorces, aujourd'hui, au fond, c'est sans doute une réelle libération. Même s'il serait utile de mesurer le degré d'engagement avant justement, de s'engager... Mais là n'est pas le propos.

Mon grand-père fut pour moi un être superbe. Mais inaccessible. J'ai tenté, plusieurs fois, d'aborder le sujet de sa déportation, de ses conditions de vie, de ce souffle qui l'aura ramené vers les vivants. En vain. Il se murait, sans prise possible. Sans haine non plus ni irritation visible. Il se murait, loin, très loin en lui.
A l'époque je n'avais pas le recul, ni la capacité intellectuelle de lui donner assez de confiance pour qu'il se livre. Non pour moi, pour ma curiosité, mais pour qu'il se lie de nouveau à un monde que, je le crains il avait renoncé à rejoindre...

J'ai découvert trop tard ce chef d'oeuvre de Primo Levi &quot;si c'est un homme&quot;. Oh ! mon grand-père n'a pas connu les camps des ressortissants juifs européens relatés par Primo Levi. Mais au long de ces pages, je n'ai pu me distancier de celui que j'ai cotoyé trente ans durant.

Je ne voudrais surtout pas faire de mauvais parallèle, ici. Mais il est des êtres qui se sentent différents et exclus, qui refusent toute main tendue, toute écoute, toute bouée qui les ramènerait à la berge, sur cette plage, sur cette terre capable de leur faire reprendre lien aux autres, aux leurs.
S'il a été possible à nombre de rescapés des camps de revenir à la vie, à la civilisation (certes avec des séquelles), ne pourrait-il en être de même pour certains qui se sentent exclus plus qu'ils ne le sont en réalité ?

Je prie de bien vouloir m'excuser pour cet improbable voire dangereux parallèle.  Parallèle que je ne fais pas, d'ailleurs, mais qui risque d'être fait.
Je voudrais au contraire faire prendre du recul à ceux qui se sentent irrémédiablement exclus, sans raison, sans vision raisonnable.

Les mots ont un sens. A chaque changement de milieu humain, de milieu professionnel aussi, il est primordial de prendre en compte le nouveau vocabulaire lié à ce milieu. Sous peine de ne rien comprendre et de se recroqueviller dans sa coquille tel un bigorneau.

J'invite ceux qui se retrouveraient aujourd'hui dans les mots de la citation liminaire à prendre un peu de recul. Si certains, revenus d'un autre monde, sont parvenus à retrouver goût à la vie (écoutez, lisez les témoignages qui fleurissent aujourd'hui encore). Etre homo aujourd'hui, c'est une situation pas désirée, pas forcément assumée. mais elle est et ne pourra se voir modifier. Alors autant, le plus rapidement possible dans sa vie, l'accepter et trouver les moyens de vivre cette vie le plus en harmonie possible avec celui qu'on est. Non ?

Si ce propos arrive aujourd'hui, ce n'est pas un hasard. J'ai, tout au long de mon long périple sur ce site et au travers de mon blog, voulu témoigner du fait que, même si on s'est rénié, plus ou moins, de longue années durant, il faut être en capacité de faire cette rencontre majeure dans sa vie, celle qui nous donnera le courage de devenir soi-même. Comme déjà exprimé, cela peut être la rencontre d'un homme (d'une femme), d'un maître à penser, d'un livre, d'un simple texte... Le tout étant de se montrer ouvert et capable de recevoir le message du dehors. Un jour ou l'autre. Il n'est pas d'âge ni de situation type, pour chacun la révélation est personnelle.

&quot;... scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté&quot; : pour avoir beaucoup donné de temps et de disponibilité d'écoute ici, j'ai pris conscience de la difficulté de beaucoup d'entre nous, pourtant dotés de belles dispositions physiques comme intellectuelles, de situations personnelles assez enviables aussi, à prendre le temps d'entendre, enfermés dans leur discours de plainte et de souffrance personnelles. J'aurais pu lister des noms, mais quel intérêt ? Je pense même qu'ils ne seraient pas en état de se reconnaître a priori...

J'ai débuté ce journal en exprimant le désir de témoignage. Parce que j'ai accompli un grand travail sur moi-même, partant d'un couple hétéro dans lequel j'ai puisé mes ressources d'aujourd'hui en matière d'épanouissement personnel, de confiance en moi et de développement affectif. Que ce parcours pouvait paraître totalement incompatible avec une vie homo. Le révélateur aura été une double rencontre : la philosophie et un homme extraordinaire pour moi, Jean-Michel. Par chance, nous n'avons jamais été amants mais très rapidement amis. Et nous sommes toujours aussi liés dix ans plus tard.

Mon divorce est acté depuis. Mon ex femme et moi nous voyons toujours chaque semaine, les enfants continuent de revenir à la maison même une fois partis pour leurs études (c'est le cas de ma fille, bientôt pour mon fils). Je vis avec mon compagnon depuis plus de six ans, à notre rythme. Rien n'est parfait, pas mal de situations pourraient même me donner l'envie d'aller voir ailleurs si je ne m'arrêtais qu'à mes désirs égocentrés, fauves et primaires. Mais avec un minimum de recul, cet équilibre me va plutôt bien. Il est du plus urgent de laisser tomber les contes de fées ou de princes-crapauds. La vie, c'est aussi le bonheur de savoir aimer l'autre malgré... Non ?

J'ai ouvert ce journal par une série de citations. Je vais le refermer, boucler la boucle en vous en laissant une ou deux (je ne sais encore...).

Maintenant qu'ils m'auront servi à mieux me connaître moi-même, les textes qui jalonnent mon journal depuis ces longues années sont vôtres. Si certains s'y retrouvent et peuvent en retirer source de mieux personnel, alors j'en serais tout à fait ravi.

Belle route à tous. Le dial direct, lui, demeure, n'hésitez pas ! Je ne compte pas quitter le site. Si nouvelles productions, ce serait de manière aléatoire, de temps à autre, mais plus rien d'entretenu régulièrement.
 </description><content:encoded><![CDATA[<br><i>"Pourquoi la douleur de chaque jour se traduit-elle dans nos rêves de manière aussi constante par la scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté ?"<br />
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Si c'est un homme, Primo Lévi</i><br />
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Je me suis longtemps demandé, depuis que je suis en mesure de comprendre, depuis que j'ai appris (vers 10-11 ans) que mon grand-père maternel avait subi l'épreuve des camps de concentration de 1940 à la libération, pourquoi celui-ci semblait vivre en survivant, sans pouvoir ou vouloir nous en dire un peu sur cette épreuve, sans pouvoir témoigner.<br />
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J'ai peut-être accédé à un début de réponse lorsque, après sa mort, ma mère m'aura confié un "sale" secret de famille. Mon grand-père, demeuré absent et sans pouvoir donner signe de vie aux siens cinq années durant, (il sera parti à la guerre en laissant, à 22 ans, une femme et une fille de quelques semaines - ma mère). A son retour, rien ne sera plus comme avant. J'ai relaté ce genre de situation dans l'article "guerre" du 25 janvier 2005 (voir index en bandeau droit de ce blog, rubrique expos-cinéma-théâtre). Sans doute pas pour rien que cette pièce, dure, m'aura à l'époque autant parlé...<br />
A son retour il aura découvert que sa femme est devenue mère d'un autre enfant.  Affreuse réalité j'imagine. Lui, aux camps, à lutter comme il n'est sans douter pas possible pour nous de se projeter, revenu pourtant près des siens, près de sa femme, pour découvrir qu'au fond il n'était pas attendu, plus attendu...<br />
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Je ne m'étendrai pas sur cette vie, ensuite. Si ce n'est que ma mère m'aura dit son sentiment, très vite, que ses parents auront alors vécu davantage en frère et soeur qu'en époux. Et donc encore 44 ans durant... Rien que d'y songer, je me dis que l'explosion des divorces, aujourd'hui, au fond, c'est sans doute une réelle libération. Même s'il serait utile de mesurer le degré d'engagement avant justement, de s'engager... Mais là n'est pas le propos.<br />
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Mon grand-père fut pour moi un être superbe. Mais inaccessible. J'ai tenté, plusieurs fois, d'aborder le sujet de sa déportation, de ses conditions de vie, de ce souffle qui l'aura ramené vers les vivants. En vain. Il se murait, sans prise possible. Sans haine non plus ni irritation visible. Il se murait, loin, très loin en lui.<br />
A l'époque je n'avais pas le recul, ni la capacité intellectuelle de lui donner assez de confiance pour qu'il se livre. Non pour moi, pour ma curiosité, mais pour qu'il se lie de nouveau à un monde que, je le crains il avait renoncé à rejoindre...<br />
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J'ai découvert trop tard ce chef d'oeuvre de Primo Levi "si c'est un homme". Oh ! mon grand-père n'a pas connu les camps des ressortissants juifs européens relatés par Primo Levi. Mais au long de ces pages, je n'ai pu me distancier de celui que j'ai cotoyé trente ans durant.<br />
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Je ne voudrais surtout pas faire de mauvais parallèle, ici. Mais il est des êtres qui se sentent différents et exclus, qui refusent toute main tendue, toute écoute, toute bouée qui les ramènerait à la berge, sur cette plage, sur cette terre capable de leur faire reprendre lien aux autres, aux leurs.<br />
S'il a été possible à nombre de rescapés des camps de revenir à la vie, à la civilisation (certes avec des séquelles), ne pourrait-il en être de même pour certains qui se sentent exclus plus qu'ils ne le sont en réalité ?<br />
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Je prie de bien vouloir m'excuser pour cet improbable voire dangereux parallèle.  Parallèle que je ne fais pas, d'ailleurs, mais qui risque d'être fait.<br />
Je voudrais au contraire faire prendre du recul à ceux qui se sentent irrémédiablement exclus, sans raison, sans vision raisonnable.<br />
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Les mots ont un sens. A chaque changement de milieu humain, de milieu professionnel aussi, il est primordial de prendre en compte le nouveau vocabulaire lié à ce milieu. Sous peine de ne rien comprendre et de se recroqueviller dans sa coquille tel un bigorneau.<br />
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J'invite ceux qui se retrouveraient aujourd'hui dans les mots de la citation liminaire à prendre un peu de recul. Si certains, revenus d'un autre monde, sont parvenus à retrouver goût à la vie (écoutez, lisez les témoignages qui fleurissent aujourd'hui encore). Etre homo aujourd'hui, c'est une situation pas désirée, pas forcément assumée. mais elle est et ne pourra se voir modifier. Alors autant, le plus rapidement possible dans sa vie, l'accepter et trouver les moyens de vivre cette vie le plus en harmonie possible avec celui qu'on est. Non ?<br />
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Si ce propos arrive aujourd'hui, ce n'est pas un hasard. J'ai, tout au long de mon long périple sur ce site et au travers de mon blog, voulu témoigner du fait que, même si on s'est rénié, plus ou moins, de longue années durant, il faut être en capacité de faire cette rencontre majeure dans sa vie, celle qui nous donnera le courage de devenir soi-même. Comme déjà exprimé, cela peut être la rencontre d'un homme (d'une femme), d'un maître à penser, d'un livre, d'un simple texte... Le tout étant de se montrer ouvert et capable de recevoir le message du dehors. Un jour ou l'autre. Il n'est pas d'âge ni de situation type, pour chacun la révélation est personnelle.<br />
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"<i>... scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté"</i> : pour avoir beaucoup donné de temps et de disponibilité d'écoute ici, j'ai pris conscience de la difficulté de beaucoup d'entre nous, pourtant dotés de belles dispositions physiques comme intellectuelles, de situations personnelles assez enviables aussi, à prendre le temps d'entendre, enfermés dans leur discours de plainte et de souffrance personnelles. J'aurais pu lister des noms, mais quel intérêt ? Je pense même qu'ils ne seraient pas en état de se reconnaître a priori...<br />
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J'ai débuté ce journal en exprimant le désir de témoignage. Parce que j'ai accompli un grand travail sur moi-même, partant d'un couple hétéro dans lequel j'ai puisé mes ressources d'aujourd'hui en matière d'épanouissement personnel, de confiance en moi et de développement affectif. Que ce parcours pouvait paraître totalement incompatible avec une vie homo. Le révélateur aura été une double rencontre : la philosophie et un homme extraordinaire pour moi, Jean-Michel. Par chance, nous n'avons jamais été amants mais très rapidement amis. Et nous sommes toujours aussi liés dix ans plus tard.<br />
<br />
Mon divorce est acté depuis. Mon ex femme et moi nous voyons toujours chaque semaine, les enfants continuent de revenir à la maison même une fois partis pour leurs études (c'est le cas de ma fille, bientôt pour mon fils). Je vis avec mon compagnon depuis plus de six ans, à notre rythme. Rien n'est parfait, pas mal de situations pourraient même me donner l'envie d'aller voir ailleurs si je ne m'arrêtais qu'à mes désirs égocentrés, fauves et primaires. Mais avec un minimum de recul, cet équilibre me va plutôt bien. Il est du plus urgent de laisser tomber les contes de fées ou de princes-crapauds. La vie, c'est aussi le bonheur de savoir aimer l'autre malgré... Non ?<br />
<br />
J'ai ouvert ce journal par une série de citations. Je vais le refermer, boucler la boucle en vous en laissant une ou deux (je ne sais encore...).<br />
<br />
Maintenant qu'ils m'auront servi à mieux me connaître moi-même, les textes qui jalonnent mon journal depuis ces longues années sont vôtres. Si certains s'y retrouvent et peuvent en retirer source de mieux personnel, alors j'en serais tout à fait ravi.<br />
<br />
Belle route à tous. Le dial direct, lui, demeure, n'hésitez pas ! Je ne compte pas quitter le site. Si nouvelles productions, ce serait de manière aléatoire, de temps à autre, mais plus rien d'entretenu régulièrement.<br />
 ]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2012-02-25T16:17:43+01:00</dc:date></item><item><title>SPINOZA incarné ?</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20120215232401/spinoza-incarne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20120215232401/spinoza-incarne/</guid><description>Voilà. Les fêtes de fin d'année 2011 sont à présent bien froides ;
les traditionnelles quatre semaines de voeux du mois de janvier remballées pour quelques longs mois ;
la st Val'2012 déjà fanée avec le lot de ses roses non vendues ;
Nicolas 1er nous retente le coup de nous la faire avaler grave, l'infâme homophobe député du Nord est enfin - presque  - écarté de son parti pour le prochain scrutin législatif (après combien de campagnes où l'UMP aura fermé les yeux sur ses propos orduriers !)

Mon journal, ancien de presque huit ans, avait déjà sérieusement baissé de rythme depuis plusieurs mois. Je me suis alors contenté de passer en lire les statistiques. Je l'avais d'ailleurs souligné lors de la remise en ligne, en 2011, de l'article le plus souvent lu chaque mois, depuis 2005. &quot;Le bonheur, désespérément&quot;. A ma surprise, seul le volet 4/4 a en permanence été ainsi &quot;plébiscité&quot;. Alors qu'il m'aurait semblé logique, voire utile, de remonter à la lecture des trois premiers opus, ne fusse que par curiosité.
Il en ressort quoi au fond ? Sinon que le mot BONHEUR fait encore rêver, nous attire, mais tout autant nous (vous) paraît impossible à atteindre dans notre vie quotidienne voire représente une vision utopique de la vie... 

Dans cet opus 4/4, André Comte-Sponville évoque la façon spinozienne de dire à l'autre : je t'aime, tu comptes pour moi. Une chance à mesurer, tant ceci est rare à vivre, précise-t-il.

J'ai prémédité, depuis quelques mois, de clore mon journal sur ce site par un message reçu  au coeur de l'été 2011. Je ne sais si j'aurai la chance et le plaisir d'un jour recevoir cet homme en France, ou si ce sera nous, mon compagnon et moi, qui aurons l'opportunité d'aller le rejoindre par delà l'océan.  Mais les échanges simples, réels et sincères que nous avons su tisser au cours de ces dernières années, la complicité et la fraternité qui en sont nées, nous donnent le droit de penser que tout cela est en bonne voie. Et si ce n'était pas, du moins nous savons que, l'un comme l'autre, nous n'aurons pas entretenu un relation virtuelle.
A l'instar de la quasi totalité des échanges qui pour moi auront compté sur ce site depuis 2003, j'ai toujours fait en sorte que la rencontre réelle soit au rendez-vous plus ou moins rapidement. Pour valider nos échanges. Pour ne pas retomber dans certains travers que j'ai connu aux débuts de mes chats. On peut (plus ou moins, selon son propre degré de sincérité) savoir pourquoi on chatte. Mais de là à être en mesure de cerner les réelles intentions de l'autre, en face. 
Pour avoir suivi de près la vie d'internaute de garçons et hommes qui, ici, auraient pu m'intéresser en tant qu'humain, j'ai malheureusement eu à constater combien il est difficile pour beaucoup d'entre nous de pouvoir rencontrer l'autre sans fausser la rencontre, sans chausser ses oreilles et ses yeux de lunettes et philtres déformants...

Alors oui, lorsque tu m'as envoyé le texte qui suit, j'y ai vu une superbe forme à la Spinoza de cet amour déclaré et purement gratuit, ce partage sans enjeu auquel j'ai tant fait appel dans mes messages sur le chat. Les milliers de kilomètres qui nous séparent auraient pu renforcer mon sentiment : la distance rassure ceux qui veulent parler, quand la proximité au contraire, semble devenir un problème insurmontable...

Je vais conserver mon profil par ici. Parce que régulièrement de nouvelles belles esquisses d'échanges se profilent. N'hésitez donc pas à venir frapper à ma porte et à initialiser un échange si le coeur vous en dit : il est fort rare que je ne réponde. Mais, à force de survoler le JDI sans m'y arrêter sauf exception, sans plus y déposer plus d'un ou deux commentaires par mois, il me faut me rendre à l'évidence : mes chers contacts de longue date envolés ont osé trancher bien plus rapidement que moi, à raison. GA a pris un virage qui ne ressemble plus à ce site qui nous a tant donné et enchanté des années durant.

J'évoquais le texte reçu l'été dernier. Le voici :

-------------------------------------------------

Un souvenir pour les moments creux

Il y a des personnes avec lesquelles on se sent si bien dès le premier abord, qu'on a envie de les aimer. Est-ce le regard, le geste ou la parole qu'elles ont pour nous accueillir qui abolissent la distance qui sépare et font fondre tout doute, toute appréhension ? Il y a cela et plus que cela. Quelque chose se passe, et on n'a pas de mots pour l'exprimer : on se sent tout simplement être quelqu'un à leur contact.

Leur attitude permet à une sorte de miracle de s'accomplir : elle nous révèle à nous-mêmes. Devant ces êtres, on a envie d'être beau, d'être bon ; ils sont le miroir qui nous renvoie la véritable image de ce que l'on est, ou qu'on pourrait être, si seulement on osait. On se sent des forces neuves, capable d'accomplir des choses qu'on aurait jamais cru possibles auparavant. Rien n'est changé et pourtant rien n'est plus pareil.

Quel est le secret de leur charme ? Rien n'est voulu ou étudié chez eux : ils sont ainsi a leur insu, sinon ce pouvoir qu'ils détiennent n'agirait pas de la sorte, ce serait simple camouflage ou jeu de comédien vite démasqué. Ce pouvoir qui n'a rien de possessif ou de dominateur, agit-il sur tous de la même façon ? Il reste qu'une certaine parenté d'âme est nécessaire, quelque recoin caché en l'un et l'autre qui attend son hôte.

Ce qu'on pourrait bien appeler ici une grâce ne peut se produire plusieurs fois dans la vie : car il ne s'agit pas d'une simple attirance qui exige, malgré tout, un long apprentissage de la connaissance. C'est plutôt la révélation soudaine de soi et de l'autre qui n'a rien à voir avec une quelconque exaltation ou un feu de paille vite éteint.  Un coup de foudre  d'amour ou d'amitié (dans le sens le plus fort du terme) qui nous laisse ravi et heureux.

Peut-être se nouera-t-il par la suite un lien très fort appelé à durer ; il est possible aussi que les choses en restent là. Mais le souvenir persistera. Grâce à cet événement intérieur très intense, on ne sera plus jamais le même et dans les moments creux, cette petite lumière se rappellera à nous  pour nous redonner l'espoir et le courage de continuer.

Des portes auront été ouvertes, des chemins nouveaux, tracés. Libre à nous de nous y engager. Ces moments de bonheur sont à inscrire au programme de notre vie. Ils ont un air d'année nouvelle pleine de possibilités.

Simplement le bonheur, Thérèse Hart

-----------------------------------------

Merci pour ce partage, cher Steven. Je suis heureux de conclure en transcrivant ce beau message. Il est parfois nécessaire d'en passer par les mots d'un(e) autre pour traduire ses propres ressentis. L'important réside dans le désir de ce partage. Illustrer Spinoza, somme toute. Beau raccourci !

J'aurai pris beaucoup de plaisir avec vous tous à échanger, ici. Cela continuera peut-être, mais sous une autre forme. Là n'est pas l'essentiel. Belle route à tous, et portez-vous bien,

Hervé.
</description><content:encoded><![CDATA[<br>Voilà. Les fêtes de fin d'année 2011 sont à présent bien froides ;<br />
les traditionnelles quatre semaines de voeux du mois de janvier remballées pour quelques longs mois ;<br />
la st Val'2012 déjà fanée avec le lot de ses roses non vendues ;<br />
Nicolas 1er nous retente le coup de nous la faire avaler grave, l'infâme homophobe député du Nord est enfin - presque  - écarté de son parti pour le prochain scrutin législatif (après combien de campagnes où l'UMP aura fermé les yeux sur ses propos orduriers !)<br />
<br />
Mon journal, ancien de presque huit ans, avait déjà sérieusement baissé de rythme depuis plusieurs mois. Je me suis alors contenté de passer en lire les statistiques. Je l'avais d'ailleurs souligné lors de la remise en ligne, en 2011, de l'article le plus souvent lu chaque mois, depuis 2005. "Le bonheur, désespérément". A ma surprise, seul le volet 4/4 a en permanence été ainsi "plébiscité". Alors qu'il m'aurait semblé logique, voire utile, de remonter à la lecture des trois premiers opus, ne fusse que par curiosité.<br />
Il en ressort quoi au fond ? Sinon que le mot BONHEUR fait encore rêver, nous attire, mais tout autant nous (vous) paraît impossible à atteindre dans notre vie quotidienne voire représente une vision utopique de la vie... <br />
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Dans cet opus 4/4, André Comte-Sponville évoque la façon spinozienne de dire à l'autre : je t'aime, tu comptes pour moi. Une chance à mesurer, tant ceci est rare à vivre, précise-t-il.<br />
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J'ai prémédité, depuis quelques mois, de clore mon journal sur ce site par un message reçu  au coeur de l'été 2011. Je ne sais si j'aurai la chance et le plaisir d'un jour recevoir cet homme en France, ou si ce sera nous, mon compagnon et moi, qui aurons l'opportunité d'aller le rejoindre par delà l'océan.  Mais les échanges simples, réels et sincères que nous avons su tisser au cours de ces dernières années, la complicité et la fraternité qui en sont nées, nous donnent le droit de penser que tout cela est en bonne voie. Et si ce n'était pas, du moins nous savons que, l'un comme l'autre, nous n'aurons pas entretenu un relation virtuelle.<br />
A l'instar de la quasi totalité des échanges qui pour moi auront compté sur ce site depuis 2003, j'ai toujours fait en sorte que la rencontre réelle soit au rendez-vous plus ou moins rapidement. Pour valider nos échanges. Pour ne pas retomber dans certains travers que j'ai connu aux débuts de mes chats. On peut (plus ou moins, selon son propre degré de sincérité) savoir pourquoi on chatte. Mais de là à être en mesure de cerner les réelles intentions de l'autre, en face. <br />
Pour avoir suivi de près la vie d'internaute de garçons et hommes qui, ici, auraient pu m'intéresser en tant qu'humain, j'ai malheureusement eu à constater combien il est difficile pour beaucoup d'entre nous de pouvoir rencontrer l'autre sans fausser la rencontre, sans chausser ses oreilles et ses yeux de lunettes et philtres déformants...<br />
<br />
Alors oui, lorsque tu m'as envoyé le texte qui suit, j'y ai vu une superbe forme à la Spinoza de cet amour déclaré et purement gratuit, ce partage sans enjeu auquel j'ai tant fait appel dans mes messages sur le chat. Les milliers de kilomètres qui nous séparent auraient pu renforcer mon sentiment : la distance rassure ceux qui veulent parler, quand la proximité au contraire, semble devenir un problème insurmontable...<br />
<br />
Je vais conserver mon profil par ici. Parce que régulièrement de nouvelles belles esquisses d'échanges se profilent. N'hésitez donc pas à venir frapper à ma porte et à initialiser un échange si le coeur vous en dit : il est fort rare que je ne réponde. Mais, à force de survoler le JDI sans m'y arrêter sauf exception, sans plus y déposer plus d'un ou deux commentaires par mois, il me faut me rendre à l'évidence : mes chers contacts de longue date envolés ont osé trancher bien plus rapidement que moi, à raison. GA a pris un virage qui ne ressemble plus à ce site qui nous a tant donné et enchanté des années durant.<br />
<br />
J'évoquais le texte reçu l'été dernier. Le voici :<br />
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<b><u>Un souvenir pour les moments creux</b></u><br />
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<i>Il y a des personnes avec lesquelles on se sent si bien dès le premier abord, qu’on a envie de les aimer. Est-ce le regard, le geste ou la parole qu’elles ont pour nous accueillir qui abolissent la distance qui sépare et font fondre tout doute, toute appréhension ? Il y a cela et plus que cela. Quelque chose se passe, et on n’a pas de mots pour l’exprimer : on se sent tout simplement être quelqu’un à leur contact.<br />
<br />
Leur attitude permet à une sorte de miracle de s’accomplir : elle nous révèle à nous-mêmes. Devant ces êtres, on a envie d’être beau, d’être bon ; ils sont le miroir qui nous renvoie la véritable image de ce que l’on est, ou qu’on pourrait être, si seulement on osait. On se sent des forces neuves, capable d’accomplir des choses qu’on aurait jamais cru possibles auparavant. Rien n’est changé et pourtant rien n’est plus pareil.<br />
<br />
Quel est le secret de leur charme ? Rien n’est voulu ou étudié chez eux : ils sont ainsi a leur insu, sinon ce pouvoir qu’ils détiennent n’agirait pas de la sorte, ce serait simple camouflage ou jeu de comédien vite démasqué. Ce pouvoir qui n’a rien de possessif ou de dominateur, agit-il sur tous de la même façon ? Il reste qu’une certaine parenté d’âme est nécessaire, quelque recoin caché en l’un et l’autre qui attend son hôte.<br />
<br />
Ce qu’on pourrait bien appeler ici une grâce ne peut se produire plusieurs fois dans la vie : car il ne s’agit pas d’une simple attirance qui exige, malgré tout, un long apprentissage de la connaissance. C’est plutôt la révélation soudaine de soi et de l’autre qui n’a rien à voir avec une quelconque exaltation ou un feu de paille vite éteint.  Un coup de foudre  d’amour ou d’amitié (dans le sens le plus fort du terme) qui nous laisse ravi et heureux.<br />
<br />
Peut-être se nouera-t-il par la suite un lien très fort appelé à durer ; il est possible aussi que les choses en restent là. Mais le souvenir persistera. Grâce à cet événement intérieur très intense, on ne sera plus jamais le même et dans les moments creux, cette petite lumière se rappellera à nous  pour nous redonner l’espoir et le courage de continuer.<br />
<br />
Des portes auront été ouvertes, des chemins nouveaux, tracés. Libre à nous de nous y engager. Ces moments de bonheur sont à inscrire au programme de notre vie. Ils ont un air d’année nouvelle pleine de possibilités.</i><br />
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Simplement le bonheur, Thérèse Hart<br />
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<br />
Merci pour ce partage, cher Steven. Je suis heureux de conclure en transcrivant ce beau message. Il est parfois nécessaire d'en passer par les mots d'un(e) autre pour traduire ses propres ressentis. L'important réside dans le désir de ce partage. Illustrer Spinoza, somme toute. Beau raccourci !<br />
<br />
J'aurai pris beaucoup de plaisir avec vous tous à échanger, ici. Cela continuera peut-être, mais sous une autre forme. Là n'est pas l'essentiel. Belle route à tous, et portez-vous bien,<br />
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Hervé.<br />
]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2012-02-15T23:24:01+01:00</dc:date></item><item><title>Et bien, dansez maintenant !</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20120120161329/et-bien-dansez-maintenant/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20120120161329/et-bien-dansez-maintenant/</guid><description>Sans vouloir faire offense au directeur sortant, quel bonheur de retrouver enfin une véritable programmation de danse contemporaine au centre chorégraphique national de Tours !

Hier soir avait lieu la première sortie de la nouvelle équipe. Cinq danseurs sur scène (3 filles et 2 garçons) en formation solo, duo ou quintette. Une création de 2008 de Thomas Lebrun, reprise ici en &quot;levé de rideau&quot; de la saison 2012. Prometteur.

Christophe avait réussi l'exploit de quitter le boulot tôt pour nous rejoindre dès 18h30 ; Jean-Michel et moi y étions avec nos ados. A la sortie, ces deux là restaient certes un rien circonspects : la musique n'était pas &quot;la leur&quot; - même si quelques plages électroniques, cette danse contemporaine elle-même un rien difficile à appréhender comme cela, a priori, à 15-17 ans. Mais une jolie réflexion de leur part : on n'a pas été emballé par cette forme de spectacle mais respect pour les danseurs.

Qui dit que la jeunesse ne connait plus le respect ? Une belle soirée, vraiment. Et la perspective de pouvoir reprendre le chemin de ce CCN Tours que nous avions déserté, Jean Mi et moi, depuis trop longtemps, après y avoir passé de merveilleux moments entre 2001 et 2006, je dis banco illico ! 

</description><content:encoded><![CDATA[<br>Sans vouloir faire offense au directeur sortant, quel bonheur de retrouver enfin une véritable programmation de danse contemporaine au centre chorégraphique national de Tours !<br />
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Hier soir avait lieu la première sortie de la nouvelle équipe. Cinq danseurs sur scène (3 filles et 2 garçons) en formation solo, duo ou quintette. Une création de 2008 de Thomas Lebrun, reprise ici en "levé de rideau" de la saison 2012. Prometteur.<br />
<br />
Christophe avait réussi l'exploit de quitter le boulot tôt pour nous rejoindre dès 18h30 ; Jean-Michel et moi y étions avec nos ados. A la sortie, ces deux là restaient certes un rien circonspects : la musique n'était pas "la leur" - même si quelques plages électroniques, cette danse contemporaine elle-même un rien difficile à appréhender comme cela, a priori, à 15-17 ans. Mais une jolie réflexion de leur part : on n'a pas été emballé par cette forme de spectacle mais respect pour les danseurs.<br />
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Qui dit que la jeunesse ne connait plus le respect ? Une belle soirée, vraiment. Et la perspective de pouvoir reprendre le chemin de ce CCN Tours que nous avions déserté, Jean Mi et moi, depuis trop longtemps, après y avoir passé de merveilleux moments entre 2001 et 2006, je dis banco illico ! <br><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20120120-6193216764f19840cc65c3.jpg" width="338" height="450" /></div><br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2012-01-20T16:13:29+01:00</dc:date></item><item><title>Moins de 100 jours...</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20120114172855/moins-de-100-jours/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20120114172855/moins-de-100-jours/</guid><description>Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus

Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Nous, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Des atomes, fais ce que tu veux

Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira

Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...

Paroles: Gaëtan Roussel. Musique: Alain Bashung   2008  &quot;Bleu pétrole&quot; © Barclay</description><content:encoded><![CDATA[<br>Un jour je t'aimerai moins<br />
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus<br />
Un jour je sourirai moins<br />
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus<br />
Un jour je parlerai moins<br />
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus<br />
Un jour je courrai moins<br />
Jusqu'au jour où je ne courrai plus<br />
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Hier, on se regardait à peine<br />
C'est à peine si l'on se penchait<br />
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus<br />
Nous, résidents de la République<br />
Où le rose a des reflets de bleu<br />
Résidents, résidents de la République<br />
Des atomes, fais ce que tu veux<br />
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Un jour je te parlerai moins<br />
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus<br />
Un jour je voguerai moins<br />
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira<br />
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Hier, on se regardait à peine<br />
C'est à peine si l'on se penchait<br />
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus<br />
Résidents, résidents de la République<br />
Où le rose a des reflets de bleu<br />
Résidents, résidents de la République<br />
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...<br />
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Paroles: Gaëtan Roussel. Musique: Alain Bashung   2008  "Bleu pétrole" © Barclay]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2012-01-14T17:28:55+01:00</dc:date></item><item><title>Penn Enez, Landéda</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20111230193903/penn-enez-landeda/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20111230193903/penn-enez-landeda/</guid><description>

Retour aux sources, quelques heures. Par une après midi menaçante mais sans pluie pour cause de vents violents, mon fils et moi sommes allés nous énivrer sur la pointe Finistère, face à l'île vierge. Là où gamin j'ai passé nombre d'étés en camping sur ces dunes. 








Clichés dédicacés. Pour toi, au-delà de cet espace. Douces pensées en ces dernières heures de l'année, ici. Un peu avant chez toi !  ;o)



</description><content:encoded><![CDATA[<br><div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111230-19086601274efe04cd8f3ae.jpg" width="450" height="338"/></div><br />
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Retour aux sources, quelques heures. Par une après midi menaçante mais sans pluie pour cause de vents violents, mon fils et moi sommes allés nous énivrer sur la pointe Finistère, face à l'île vierge. Là où gamin j'ai passé nombre d'étés en camping sur ces dunes. <br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111230-19932831874efe058235079.jpg" width="450" height="338"/></div><br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111230-5245882394efe05bd325c1.jpg" width="450" height="338"/></div><br />
<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111230-7775038254efe05f4ddcdf.jpg" width="450" height="338"/></div><br />
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Clichés dédicacés. Pour toi, au-delà de cet espace. Douces pensées en ces dernières heures de l'année, ici. Un peu avant chez toi !  ;o)<br><br />
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]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-12-30T19:39:03+01:00</dc:date></item><item><title>Paris, 26XI2011</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20111203192435/paris-26xi2011/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20111203192435/paris-26xi2011/</guid><description>

Vu au cours de mes longues heures passées à arpenter Paris, à pied, entre les 1er, 10e et 20e arrondissements.

- un enfant de 18/24 mois, retenu par un harnais, et batifolant trois pas devant ses parents, comme un fou, sur les trottoirs de son quartier :

- une RRoyce bleu, décapotable

- un bar à pain

- Bruno Julliard, accompagné d'un jeune homme (perso, j'a plus flashé sur BJ que sur son compagnon de sortie du moment)

- une pharmacie présentant en devanture une inscription &quot;english spoken&quot; suivie d'un smiley évoquant &quot;gays bienvenus&quot;

- une rue Béranger (où est né et est mort le chansonnier), à Paris : pourquoi donc un boulevard à Tours ? Faut que je creuse...

- Une Triumph rose décapotée, avec en place passager un très jeune garçon juché sur un siège auto enfant, coiffé d'une casquette années 40. Il ne semblait pas peu fier de se trouver à cette place, le nez au vent, en pleine ville ce dimanche midi !

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111203-6087818014eda63de5c708.jpg" width="445" height="338"/></div><br />
<br />
Vu au cours de mes longues heures passées à arpenter Paris, à pied, entre les 1er, 10e et 20e arrondissements.<br />
<br />
- un enfant de 18/24 mois, retenu par un harnais, et batifolant trois pas devant ses parents, comme un fou, sur les trottoirs de son quartier :<br />
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- une RRoyce bleu, décapotable<br />
<br />
- un bar à pain<br />
<br />
- Bruno Julliard, accompagné d'un jeune homme (perso, j'a plus flashé sur BJ que sur son compagnon de sortie du moment)<br />
<br />
- une pharmacie présentant en devanture une inscription "english spoken" suivie d'un smiley évoquant "gays bienvenus"<br />
<br />
- une rue Béranger (où est né et est mort le chansonnier), à Paris : pourquoi donc un boulevard à Tours ? Faut que je creuse...<br />
<br />
- Une Triumph rose décapotée, avec en place passager un très jeune garçon juché sur un siège auto enfant, coiffé d'une casquette années 40. Il ne semblait pas peu fier de se trouver à cette place, le nez au vent, en pleine ville ce dimanche midi !<br />
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<img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20111203-8039722704eda6398d8f83.jpg" width="458" height="338" " /></div><br />
Mon amour, à céder...<br />
<br />
- la confirmation que bien des couples, hétéros ou gays, se séparent chaque dimanche soir sur les quais de gares, sentiment pressenti dans l'après-midi lorsque<br />
<br />
- rencontré un jeune couple homo, la main dans la main, l'un tirant une valise à roulette dès les 16h00 sonnées. Un de ces déchirements urbains et hebdomadaires, qui les mènent tous deux vers le quai coupable...<br />
<br />
- une poussette pour jumeaux, vers 18h00. Le papa préparant le biberon sur le rebord d'une échoppe fermée ce jour pendant que la maman alimentait le premier de ses jumeaux, encaparaçonné* sous le toit semi-rigide de sa poussette à deux places<br />
<br />
- en fait peu de gens souriants, même en couple<br />
<br />
Et moi, dans tout ce monde en mouvement saccadé, sans scrupule, pas pressé. Le luxe suprême à Paris, non ?<br />
<br />
<br />
]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-12-03T19:24:35+01:00</dc:date></item><item><title>On est bien peu de chose...</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110630005323/on-est-bien-peu-de-chose/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110630005323/on-est-bien-peu-de-chose/</guid><description>... et mon amie la rose est morte ce matin...

Il est des mois, des années même, que l'on dit par ici que GA  se meurt.

Il en est tant que je prenais plaisir à lire ici chaque matin et qui se sont envolés, préférant réserver leurs écrits à d'autres espaces-hébergeurs ou à stopper leur blog. Mais dans le même temps nous étions quelques-uns, sorte d'irréductibles, à refuser le départ, à refuser de déserter cet espace si extra-ordinaire. Afin justement de laisser cet espace-partage ouvert.

J'avoue, ce billet n'est pas tout à fait le fait du hasard. Et c'est un sentiment confus qui m'habite à l'heure présente. J'avais prémédité ce billet. Du moins avais-je prévu d'écrire ce jour, à cette fin. Mais le temps de l'écrit diffère souvent du temps réel, et la réalité de ces derniers mois, pour moi, ne me permettait pas de programmer, au fond.

Oui, GA se meurt et ce n'est qu'évidence. Dommage mais tant pis. Les gay ici présents ont en général si peu de confiance en eux que les productions du JDI le consacrent. Soit dans la jérémiade soit dans l'outrance, ou encore dans le &quot;t'as vu ?&quot;.

Ma pensée du jour, peut-être terminale d'un blog ouvert et longtemps alimenté quasi au quotidien depuis sept ans, je veux la dédier à Alain. Alain (PUZZLE-A) qui, au terme d'années de souffrances liées au début à un coupable manque de respect envers un véritable ami, aura fini par décider cet acte d'amour ultime, un suicide à 40 ans.
Je fus de ceux qui auront cru pouvoir le ramener durablement à un désir de vie au travers de nos échanges et de nos constructions de vie. Hélas son dernier article, confirmé voilà un an tout juste par une amie, nous annonçait cet échec. Echec personnel sans doute pour Alain. Echec ressenti par ses proches tout autant, forcément. Encore ici avons-nous connu le pourquoi de ce départ choisi. Ce qui n'est pas toujours donné de connaître lors du suicide d'un être proche.

Je ne voudrais surtout pas tenter quelque culpabilisation de tel ou tel. Mais oui, pour revenir au propos liminaire : ici nous avons connu des heures, des mois et des années de sublimes échanges. Il me revient d'ailleurs en mémoire certains quasi affrontements, issus d'incompréhensions préalables, desquelles découlaient des explications, puis au gré de ces échanges, de rapprochements spectaculaires ou inespérés. Parce que les plus grands écarts apparents sont avant tout dus à une incompréhension, à des mots reçus qui n'avaient pas la même signification, a priori, pour les deux protagonistes. Or, une fois ceci explicité, très souvent le &quot;conflit&quot; disparaît. Et ce, que ce soir ici ou dans la vraie vie d'ailleurs, c'est tout pareil ! Non ?

Alain, mon cher Alain, nous étions je le sais parvenus à ce dépassement des a priori. Mais le mal était profond en toi. Tu as retrouvé ton ami voilà tout juste un an et effacé les marques de ces roses, ce faisant. J'ai mal à te l'écrire ce soir. Mais, mal pour un bien (comme tu l'as ressenti sans doute toi même en prenant congé de cette vie qui par trop te pesait) c'est peut-être ici mon dernier témoignage via mon blog. J'avais ouvert celui-ci avec l'idée de témoigner. Ce que je fis si long de temps durant. L'évolution du site comme ce désir de te dire, un an après ces lourdes larmes, que je ne t'ai pas oublié, vont sans doute sceller ce jour le terme de mon blog sur ce site, cependant.

Belle longue nuit à toi, Alain ; à tous deux, amis réunis. Sache Alain que ton passage ici me laisse à la fois un goût aussi positif qu'amer. J'ai longtemps eu tendance à, personnellement, fustiger le suicide, étant plus jeune. Lorsque j'ai fini par me rencontrer moi-même, j'ai conclu qu'il pouvait s'agir là d'une porte de sortie tout à fait honorable quand plus rien d'autre ne pouvait se présenter d'acceptable. Je respecte donc, douloureusement, ce choix qui fut le tien. Je t'embrasse, tendrement...

Hervé</description><content:encoded><![CDATA[<br>... et mon amie la rose est morte ce matin...<br />
<br />
Il est des mois, des années même, que l'on dit par ici que GA  se meurt.<br />
<br />
Il en est tant que je prenais plaisir à lire ici chaque matin et qui se sont envolés, préférant réserver leurs écrits à d'autres espaces-hébergeurs ou à stopper leur blog. Mais dans le même temps nous étions quelques-uns, sorte d'irréductibles, à refuser le départ, à refuser de déserter cet espace si extra-ordinaire. Afin justement de laisser cet espace-partage ouvert.<br />
<br />
J'avoue, ce billet n'est pas tout à fait le fait du hasard. Et c'est un sentiment confus qui m'habite à l'heure présente. J'avais prémédité ce billet. Du moins avais-je prévu d'écrire ce jour, à cette fin. Mais le temps de l'écrit diffère souvent du temps réel, et la réalité de ces derniers mois, pour moi, ne me permettait pas de programmer, au fond.<br />
<br />
Oui, GA se meurt et ce n'est qu'évidence. Dommage mais tant pis. Les gay ici présents ont en général si peu de confiance en eux que les productions du JDI le consacrent. Soit dans la jérémiade soit dans l'outrance, ou encore dans le "t'as vu ?".<br />
<br />
Ma pensée du jour, peut-être terminale d'un blog ouvert et longtemps alimenté quasi au quotidien depuis sept ans, je veux la dédier à Alain. Alain (PUZZLE-A) qui, au terme d'années de souffrances liées au début à un coupable manque de respect envers un véritable ami, aura fini par décider cet acte d'amour ultime, un suicide à 40 ans.<br />
Je fus de ceux qui auront cru pouvoir le ramener durablement à un désir de vie au travers de nos échanges et de nos constructions de vie. Hélas son dernier article, confirmé voilà un an tout juste par une amie, nous annonçait cet échec. Echec personnel sans doute pour Alain. Echec ressenti par ses proches tout autant, forcément. Encore ici avons-nous connu le pourquoi de ce départ choisi. Ce qui n'est pas toujours donné de connaître lors du suicide d'un être proche.<br />
<br />
Je ne voudrais surtout pas tenter quelque culpabilisation de tel ou tel. Mais oui, pour revenir au propos liminaire : ici nous avons connu des heures, des mois et des années de sublimes échanges. Il me revient d'ailleurs en mémoire certains quasi affrontements, issus d'incompréhensions préalables, desquelles découlaient des explications, puis au gré de ces échanges, de rapprochements spectaculaires ou inespérés. Parce que les plus grands écarts apparents sont avant tout dus à une incompréhension, à des mots reçus qui n'avaient pas la même signification, a priori, pour les deux protagonistes. Or, une fois ceci explicité, très souvent le "conflit" disparaît. Et ce, que ce soir ici ou dans la vraie vie d'ailleurs, c'est tout pareil ! Non ?<br />
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Alain, mon cher Alain, nous étions je le sais parvenus à ce dépassement des a priori. Mais le mal était profond en toi. Tu as retrouvé ton ami voilà tout juste un an et effacé les marques de ces roses, ce faisant. J'ai mal à te l'écrire ce soir. Mais, mal pour un bien (comme tu l'as ressenti sans doute toi même en prenant congé de cette vie qui par trop te pesait) c'est peut-être ici mon dernier témoignage via mon blog. J'avais ouvert celui-ci avec l'idée de témoigner. Ce que je fis si long de temps durant. L'évolution du site comme ce désir de te dire, un an après ces lourdes larmes, que je ne t'ai pas oublié, vont sans doute sceller ce jour le terme de mon blog sur ce site, cependant.<br />
<br />
Belle longue nuit à toi, Alain ; à tous deux, amis réunis. Sache Alain que ton passage ici me laisse à la fois un goût aussi positif qu'amer. J'ai longtemps eu tendance à, personnellement, fustiger le suicide, étant plus jeune. Lorsque j'ai fini par me rencontrer moi-même, j'ai conclu qu'il pouvait s'agir là d'une porte de sortie tout à fait honorable quand plus rien d'autre ne pouvait se présenter d'acceptable. Je respecte donc, douloureusement, ce choix qui fut le tien. Je t'embrasse, tendrement...<br />
<br />
Hervé<br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-06-30T00:53:23+01:00</dc:date></item><item><title>Escapade audoise</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110624084033/escapade-audoise/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110624084033/escapade-audoise/</guid><description>Petit périple dans l'Aude, juin 2011.
Bien la peine d'aller chercher le soleil au Sud, moi j'dis. Mais pour la rando, en fait, c'était quasi idéal.


La citadelle de Carcassonne



Vue (quasi) aérienne des ruines de Peyrepertuse




Un peu de repos en passant par l'abbaye de Fontfroide



Et, redescendant d'une rando au château de Quéribus, dans le village de Cucugnan, pas pu ne pas penser à vous que j'ai lâchement abandonnés quelques jours...


Ah, les vacances avant les vacances, tous deux...</description><content:encoded><![CDATA[<br>Petit périple dans l'Aude, juin 2011.<br />
Bien la peine d'aller chercher le soleil au Sud, moi j'dis. Mais pour la rando, en fait, c'était quasi idéal.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20110624-14358647744e04306d31b56.jpg" width="450" height="198"></div><br />
La citadelle de Carcassonne<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20110624-14677036524e0431c5caf2e.jpg" width="450" height="228"/></div><br><br><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20110624-15340008394e0433beafd84.jpg" width="435" height="450"/></div><br />
Vue (quasi) aérienne des ruines de Peyrepertuse<br><br><br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20110624-11001483114e043342c4295.jpg" width="338" height="450"/></div><br />
Un peu de repos en passant par l'abbaye de Fontfroide<br><br><br />
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Et, redescendant d'une rando au château de Quéribus, dans le village de Cucugnan, pas pu ne pas penser à vous que j'ai lâchement abandonnés quelques jours...<br />
<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/r/v/rv37/20110624-15908999284e043351a2b26.jpg" width="338" height="450"></div><br><br />
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Ah, les vacances avant les vacances, tous deux...<br><br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-06-24T08:40:33+01:00</dc:date></item><item><title>Bonheur, bonheur, bonheur, où qu'es-tu ?</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110618144343/bonheur-bonheur-bonheur-ou-qu-es-tu/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110618144343/bonheur-bonheur-bonheur-ou-qu-es-tu/</guid><description>Cette permanente &quot;quête&quot; du bonheur, chez certains... Quand il est si urgent de vivre ce qui nous est donné de vivre, quand il est urgent de trouver son contentement voire son équilibre et son épanouissement en ouvrant les yeux (et le coeur) a priori, sans devoir attendre de trouver le produit étiqueté &quot;bonheur&quot; pour accepter de s'ouvrir au monde qui nous entoure...

&quot;Le bonheur ? Si l'on devait en bâtir la maison, la pièce la plus grande en serait la salle d'attente !&quot;
Jules Renard

N'est-il pas ?</description><content:encoded><![CDATA[<br>Cette permanente "quête" du bonheur, chez certains... Quand il est si urgent de vivre ce qui nous est donné de vivre, quand il est urgent de trouver son contentement voire son équilibre et son épanouissement en ouvrant les yeux (et le coeur) a priori, sans devoir attendre de trouver le produit étiqueté "bonheur" pour accepter de s'ouvrir au monde qui nous entoure...<br />
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"Le bonheur ? Si l'on devait en bâtir la maison, la pièce la plus grande en serait la salle d'attente !"<br />
Jules Renard<br />
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N'est-il pas ?<br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-06-18T14:43:43+01:00</dc:date></item><item><title>Payer de sa personne.</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110528120539/payer-de-sa-personne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110528120539/payer-de-sa-personne/</guid><description>Devant la situation qui perdure et annonce des lendemains difficiles, je n'ai pas hésité.

N'écoutant que mon courage, j'ai joué les perturbateurs météo : j'ai sorti bassine, éponge, produit vaisselle, raclette, et entrepris de nettoyer tous les carreaux et huisseries extérieures de la maison. D'ordinaire, ça n'y coupe pas : quelques heures plus tard, il pleut, rien que pour m'emmerder et dégueulasser tout ce qui n'aura été nickel qu'un instant.

Dans ces instants de crise, faut savoir donner de sa personne, moi j'dis !
</description><content:encoded><![CDATA[<br>Devant la situation qui perdure et annonce des lendemains difficiles, je n'ai pas hésité.<br />
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N'écoutant que mon courage, j'ai joué les perturbateurs météo : j'ai sorti bassine, éponge, produit vaisselle, raclette, et entrepris de nettoyer tous les carreaux et huisseries extérieures de la maison. D'ordinaire, ça n'y coupe pas : quelques heures plus tard, il pleut, rien que pour m'emmerder et dégueulasser tout ce qui n'aura été nickel qu'un instant.<br />
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Dans ces instants de crise, faut savoir donner de sa personne, moi j'dis !<br />
<br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-05-28T12:05:39+01:00</dc:date></item><item><title>Rester crédible longtemps ?</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110429235018/rester-credible-longtemps/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110429235018/rester-credible-longtemps/</guid><description>Ce soir, première grande interrogation, et sans doute gros doute sur les parents et le père que je suis, dans la tête de ma fille...

Où, depuis de longues années, on lui (leur, elle et son frère) instille le goût du travail bien fait, le sens du travail scolaire non pas pour nous faire plaisir à nous parents mais bien pour qu'ils décrochent la formation de leur choix.
Qui plus est, j'ai la chance qu'à 18 et 16 ans ils sachent tous deux vers quel avenir professionnel ils veulent s'orienter.

Las, ce soir, premier gros blues chez Camille.  Elle a postulé à l'entrée de quatre écoles normales supérieures d'architecture. Dont deux à Paris. Un dossier scolaire en béton, quasiment 15/20 de manière régulière depuis l'entrée au lycée.

Et ce soir, le &quot;drame&quot; : l'école pour laquelle elle avait tout tenté en premier voeu ne l'a pas sélectionnée (400 candidatures sur plus de 16.000 en 2010) pour l'entretien final duquel sortiront cent étudiants.

Tu as beau jeu de minimiser : oui, Belleville, c'est un des fleurons mondiaux de l'archi ; il te reste les trois autres voeux dont on ne connait pas encore la sélection première, patience...

N'empêche. Un des bons copains de ma fille figure dans les 400 sélectionnés de Belleville. Avec, à ce qu'elle me dit, un dossier scolaire bien plus étriqué que le sien.

Je ne veux pas ici faire figure de plaignant. Juste cet état d'âme de ce soir : comment donner durablement des conseils en un sens précis (travaille et ça va payer !), sans risquer de se fourvoyer et de perdre en crédibilité ? L'exercice de parent touche là ses limites. J'espère que les prochaines semaines verront au moins une des trois autres écoles la &quot;qualifier&quot; pour le round final de ce match de boxe. Parce que, quand à 18 ans on se prend ce premier gros upercut dans la gueule...</description><content:encoded><![CDATA[<br>Ce soir, première grande interrogation, et sans doute gros doute sur les parents et le père que je suis, dans la tête de ma fille...<br />
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Où, depuis de longues années, on lui (leur, elle et son frère) instille le goût du travail bien fait, le sens du travail scolaire non pas pour nous faire plaisir à nous parents mais bien pour qu'ils décrochent la formation de leur choix.<br />
Qui plus est, j'ai la chance qu'à 18 et 16 ans ils sachent tous deux vers quel avenir professionnel ils veulent s'orienter.<br />
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Las, ce soir, premier gros blues chez Camille.  Elle a postulé à l'entrée de quatre écoles normales supérieures d'architecture. Dont deux à Paris. Un dossier scolaire en béton, quasiment 15/20 de manière régulière depuis l'entrée au lycée.<br />
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Et ce soir, le "drame" : l'école pour laquelle elle avait tout tenté en premier voeu ne l'a pas sélectionnée (400 candidatures sur plus de 16.000 en 2010) pour l'entretien final duquel sortiront cent étudiants.<br />
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Tu as beau jeu de minimiser : oui, Belleville, c'est un des fleurons mondiaux de l'archi ; il te reste les trois autres voeux dont on ne connait pas encore la sélection première, patience...<br />
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N'empêche. Un des bons copains de ma fille figure dans les 400 sélectionnés de Belleville. Avec, à ce qu'elle me dit, un dossier scolaire bien plus étriqué que le sien.<br />
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Je ne veux pas ici faire figure de plaignant. Juste cet état d'âme de ce soir : comment donner durablement des conseils en un sens précis (travaille et ça va payer !), sans risquer de se fourvoyer et de perdre en crédibilité ? L'exercice de parent touche là ses limites. J'espère que les prochaines semaines verront au moins une des trois autres écoles la "qualifier" pour le round final de ce match de boxe. Parce que, quand à 18 ans on se prend ce premier gros upercut dans la gueule...<br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-04-29T23:50:18+01:00</dc:date></item><item><title>Pause prolongée, en cours.</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110401133630/pause-prolongee-en-cours/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110401133630/pause-prolongee-en-cours/</guid><description>Période de turbulences professionnelles, besoin de faire converger toutes mes énergies vers le boulot depuis près de 18 mois. D'où mes rares passages depuis un long moment. Et cela devrait durer, probablement. Rien d'alarmant, que mes &quot;fans&quot; se rassurent.  ;o)

Je profite de ce court passage pour relater un ancien constat, conforté à l'audition d'un reportage radio, ce matin.

Quelque part en France, pas retenu où. Une chorale formée à l'origine autour de SDF et anciens SDF. A la fin première de chanter aux obsèques des SDF enterrés sans cérémonie, dans l'anonymat et le silence. Puis cette formation s'est étoffée de volontaires et autres personnes se sentant concernées.

Un ancien SDF, interrogé, disait ceci : &quot;tous, dans cet ensemble, nous avons nos fractures, nos failles. Moi aussi. C'est pour cela que nous sommes ici. Sinon, guéri, j'aurais quitté la chorale.&quot;

Cette position dit quoi ? A part que nous ne nous sentons capables de partager avec les autres qu'en espérant en retirer un mieux pour soi ? C'est bien évident et même tout à fait réel. Le partage est source d'enrichissement et donc d'apport à sa propre personne.

Mais alors, pourquoi ne pas poursuivre une fois mieux dans sa vie ? Continuer d'apporter à l'autre ce soutien qu'on a soi-même reçu. Peut-être parce que ça le ramènerait à cette existence qu'il a voulu fuir... Pourtant, il aura franchi l'obstacle grâce et avec les autres.


Ce petit récit m'a ramené, forcément, à la &quot;consommation&quot; que l'on peut trouver ici, sur GA comme sur d'autres sites gays. Ou dans les associations : on quitte le lieu sitôt qu'on se porte mieux. Ou qu'on a rencontré son autre. Pour revenir, parfois, souvent, aux premiers orages qui suivront.
DOMMAGE...
Du moins est-ce mon point de vue. Belle fin de semaine à tous.</description><content:encoded><![CDATA[<br>Période de turbulences professionnelles, besoin de faire converger toutes mes énergies vers le boulot depuis près de 18 mois. D'où mes rares passages depuis un long moment. Et cela devrait durer, probablement. Rien d'alarmant, que mes "fans" se rassurent.  ;o)<br />
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Je profite de ce court passage pour relater un ancien constat, conforté à l'audition d'un reportage radio, ce matin.<br />
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Quelque part en France, pas retenu où. Une chorale formée à l'origine autour de SDF et anciens SDF. A la fin première de chanter aux obsèques des SDF enterrés sans cérémonie, dans l'anonymat et le silence. Puis cette formation s'est étoffée de volontaires et autres personnes se sentant concernées.<br />
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Un ancien SDF, interrogé, disait ceci : "tous, dans cet ensemble, nous avons nos fractures, nos failles. Moi aussi. C'est pour cela que nous sommes ici. Sinon, guéri, j'aurais quitté la chorale."<br />
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Cette position dit quoi ? A part que nous ne nous sentons capables de partager avec les autres qu'en espérant en retirer un mieux pour soi ? C'est bien évident et même tout à fait réel. Le partage est source d'enrichissement et donc d'apport à sa propre personne.<br />
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Mais alors, pourquoi ne pas poursuivre une fois mieux dans sa vie ? Continuer d'apporter à l'autre ce soutien qu'on a soi-même reçu. Peut-être parce que ça le ramènerait à cette existence qu'il a voulu fuir... Pourtant, il aura franchi l'obstacle grâce <u>et avec</u> les autres.<br />
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Ce petit récit m'a ramené, forcément, à la "consommation" que l'on peut trouver ici, sur GA comme sur d'autres sites gays. Ou dans les associations : on quitte le lieu sitôt qu'on se porte mieux. Ou qu'on a rencontré son autre. Pour revenir, parfois, souvent, aux premiers orages qui suivront.<br />
DOMMAGE...<br />
Du moins est-ce mon point de vue. Belle fin de semaine à tous.<br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-04-01T13:36:30+01:00</dc:date></item><item><title>Fascinant !</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110209000504/fascinant/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110209000504/fascinant/</guid><description>Rare que je colle à l'actu. Mais fait est de constater que 24 heures après le relais de l'information, pas le moindre blog ici qui n'en parle.

Je dois être un rien à côté, une nouvelle fois. Gay mais papa, attiré par les hommes depuis mes 11 ans mais ayant vécu une fort longue histoire, en toute sincérité, avec une femme...

Le sujet du jour : cet enfant-médicament !

Tout comme dans le débat, sensible, mené par nombre de gays et lesbiennes, sur le &quot;droit à l'enfant&quot;, ici ne doit-on pas, avant tout slogan typiquement journalistique, se poser la question de l'enfant au centre du propos ?
Comment ce petit être, une fois jeune enfant en âge de discernement, va-t-il recevoir le message ? Enfant-médicament... Bonjour la poésie. Et bonjour la notion de recul. Voire de calcul.

Amandine demeurera à jamais le premier bébé-éprouvette. 20, 30 ans plus tard, on l'évoque toujours ainsi. Je ne sais comment elle l'a vécu et le vit aujourd'hui, au plus profond de son être. Mais il doit être assez facile de contourner le problème en lui ayant expliqué que, grâce aux progrès de la science et au désir tenace de ses parents... 
Allons faire entendre à ce &quot;bébé-médicament&quot; qu'il n'est pas le fruit d'une envie purement intéressée (permettre de soigner sa soeur aînée) voire mercantile...

Il me semble impensable de ne pas pouvoir tenir compte de l'avis ultérieur de cet enfant, de l'impact des mots énoncés aujourd'hui, et qui dans la conscience collective demeureront.

J'ai trop en souvenir ma mère, évoquant sa 3ème maternité devant mon frère cadet, handicapé cérébral par accident à la naissance ; et de lui en vouloir de la légèreté de certains de ses propos tenus allègrement devant mon frère (cet abruti, cet incapable de compréhension ?) quant au fait que ce troisième enfant n'était pas désiré, pour ne pas m'insurger, aujourd'hui, contre cette appellation &quot;définitive&quot; (car elle le sera, d'ici quelques jours) d'enfant-médicament.

On évoque dès aujourd'hui pour lui la notion d'enfant de la &quot;double chance&quot;. Mais ne sera-ce pas encore par le même euphémisme qui a conduit à parler du non voyant, du mal entendant ou de la technicienne de surface ?

Le mot, le verbe, décidément, ont du plomb dans l'aile. Lorsqu'on mesure à quel point, même en parlant de la même chose nous en arrivons à nous écharper, du simple fait qu'a priori ces mots revêtent une acception différente chez chacun de nous. Il suffirait pourtant, souvent, de creuser un tant soi peu, pour s'apercevoir que nos différends ne le sont qu'en apparence...

A quand le nouveau dictionnaire universel où chacun de nous se retrouverait ? Hélas, au rythme et au degré de volonté politique qui sont nôtres, je crains que ce dictionnaire ne &quot;pèse&quot; pas plus que quelques dix à vingt mots. Le plus petit dénominateur commun... Vive la poésie, vive l'humanité ! </description><content:encoded><![CDATA[<br>Rare que je colle à l'actu. Mais fait est de constater que 24 heures après le relais de l'information, pas le moindre blog ici qui n'en parle.<br />
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Je dois être un rien à côté, une nouvelle fois. Gay mais papa, attiré par les hommes depuis mes 11 ans mais ayant vécu une fort longue histoire, en toute sincérité, avec une femme...<br />
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Le sujet du jour : cet enfant-médicament !<br />
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Tout comme dans le débat, sensible, mené par nombre de gays et lesbiennes, sur le "droit à l'enfant", ici ne doit-on pas, avant tout slogan typiquement journalistique, se poser la question de l'enfant au centre du propos ?<br />
Comment ce petit être, une fois jeune enfant en âge de discernement, va-t-il recevoir le message ? Enfant-médicament... Bonjour la poésie. Et bonjour la notion de recul. Voire de calcul.<br />
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Amandine demeurera à jamais le premier bébé-éprouvette. 20, 30 ans plus tard, on l'évoque toujours ainsi. Je ne sais comment elle l'a vécu et le vit aujourd'hui, au plus profond de son être. Mais il doit être assez facile de contourner le problème en lui ayant expliqué que, grâce aux progrès de la science et au désir tenace de ses parents... <br />
Allons faire entendre à ce "bébé-médicament" qu'il n'est pas le fruit d'une envie purement intéressée (permettre de soigner sa soeur aînée) voire mercantile...<br />
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Il me semble impensable de ne pas pouvoir tenir compte de l'avis ultérieur de cet enfant, de l'impact des mots énoncés aujourd'hui, et qui dans la conscience collective demeureront.<br />
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J'ai trop en souvenir ma mère, évoquant sa 3ème maternité devant mon frère cadet, handicapé cérébral par accident à la naissance ; et de lui en vouloir de la légèreté de certains de ses propos tenus allègrement devant mon frère (cet abruti, cet incapable de compréhension ?) quant au fait que ce troisième enfant n'était pas désiré, pour ne pas m'insurger, aujourd'hui, contre cette appellation "définitive" (car elle le sera, d'ici quelques jours) d'enfant-médicament.<br />
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On évoque dès aujourd'hui pour lui la notion d'enfant de la "double chance". Mais ne sera-ce pas encore par le même euphémisme qui a conduit à parler du non voyant, du mal entendant ou de la technicienne de surface ?<br />
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Le mot, le verbe, décidément, ont du plomb dans l'aile. Lorsqu'on mesure à quel point, même en parlant de la même chose nous en arrivons à nous écharper, du simple fait qu'a priori ces mots revêtent une acception différente chez chacun de nous. Il suffirait pourtant, souvent, de creuser un tant soi peu, pour s'apercevoir que nos différends ne le sont qu'en apparence...<br />
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A quand le nouveau dictionnaire universel où chacun de nous se retrouverait ? Hélas, au rythme et au degré de volonté politique qui sont nôtres, je crains que ce dictionnaire ne "pèse" pas plus que quelques dix à vingt mots. Le plus petit dénominateur commun... Vive la poésie, vive l'humanité ! <br><br>]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-02-09T00:05:04+01:00</dc:date></item><item><title>&quot;Drame&quot; !</title><link>http://blog.rv37.gayattitude.com/20110111231037/-drame/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.rv37.gayattitude.com/20110111231037/-drame/</guid><description>Kilucru ? Cette entrée de new millésime marquée au sceau de l'acte brutal !

2 janvier. J'ai déposé les enfants chez leur mère la veille au soir. L'année à bien débuté, rien ne semble anormal. Lorsque tout à coup, au moment de vouloir rejoindre l'homme de mes pensées, ce 2 au soir, la voiture est enfermée dans mon garage et la porte refuse obstinément de se laisser manoeuvrer, blocage complet. Que ce soit côté motorisation ou manoeuvre manuelle...

Je préviens mon chéri, je risque de ne pouvoir le rejoindre, je verrai bien comment me rendre au boulot le lendemain...
A force de bravoure (oui, je sais...) je parviens à débloquer situation et porte sectionnelle. Je sors la voiture et rappelle l'amour-mio : j'arrive ! Mais, dans un élan de folie, espèce inconsciente de joueur de casino sans doute, je tente de nouveau de fermer et ouvrir ladite porte.

Las, une fois de trop, impossible de rouvrir cette foutue porte ! Comble de l'erreur (horreur ?) : puisque je m'absentais une semaine durant, j'avais pris le soin de fermer la conduite d'eau de la maison. Du coup, plus le loisir de vivre ici avant ouverture du garage.

Je recherche le nom de l'artisan qui a posé la clôture et la porte (installés avant que j'achète ce bien), le trouve, l'appelle : il m'annonce alors qu'il est au Maroc et ne rentrera de vacances que le 10 janvier ! Me voilà contraint de demander l'asile à mon chou-chéri, et tout autant de négocier avec mon ex femme pour qu'elle accepte de garder les enfants jusqu'à réparation...

Et là, on se dit que, vraiment, on a été bien inspiré de s'être montré clean toutes ces années durant...

Résultat : nous voilà, 11 janvier, enfin revenus à une situation sereine : la réparation a été effectuée ce jour, l'eau coule de nouveau aux robinets de la maison, les enfants ont retrouvé le chemin de ma maison. Tout va pour le mieux.

Entre temps, hier, je viens de rater une belle opportunité professionnelle. Mais visiblement la situation était biaisée d'avance, le directeur ayant accepté l'appel à candidature réglementaire tout en ayant déjà verrouillé la place pour une protégée. Me voilà donc contraint de renoncer à ce beau projet (lié à un pôle d'excellence axé sur la prodigieuse période de la Renaissance) et surtout à demeurer au poste qui est aujourd'hui le mien, quasiment un an de plus alors que je m'y morfonds quasi grave... Mon amie et numérologue préférée ne se sera hélas peut-être pas trompée : rien d'excitant à attendre pour moi d'ici l'automne prochain, grrr !!!! Une entrée en matière un rien poussive voire contraire à mes aspirations du moment. Mais rien de grave.

Aussi, à ceux qui se seraient inquiétés de mon absence ici (comment ça non ? 'foirés va !), je signale que tout va bien. A eux comme à vous tous, que cette année 2011 se déroule du mieux qu'il puisse être espéré. Et même carrément se révèle une année des plus flamboyantes qui soit, pour une vie captivante et à la fois sereine et équilibrée.

Je renouvelle mon message déjà délivré à ceux qui s'en savent destinataires : je vous aime ! Quant aux autres : que ces douze mois vous apportent ou vous confortent dans votre équilibre personnel et vous accordent de belles et véritables rencontres, par ici. La vie est belle !

</description><content:encoded><![CDATA[Kilucru ? Cette entrée de new millésime marquée au sceau de l'acte brutal !<br />
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2 janvier. J'ai déposé les enfants chez leur mère la veille au soir. L'année à bien débuté, rien ne semble anormal. Lorsque tout à coup, au moment de vouloir rejoindre l'homme de mes pensées, ce 2 au soir, la voiture est enfermée dans mon garage et la porte refuse obstinément de se laisser manoeuvrer, blocage complet. Que ce soit côté motorisation ou manoeuvre manuelle...<br />
<br />
Je préviens mon chéri, je risque de ne pouvoir le rejoindre, je verrai bien comment me rendre au boulot le lendemain...<br />
A force de bravoure (oui, je sais...) je parviens à débloquer situation et porte sectionnelle. Je sors la voiture et rappelle l'amour-mio : j'arrive ! Mais, dans un élan de folie, espèce inconsciente de joueur de casino sans doute, je tente de nouveau de fermer et ouvrir ladite porte.<br />
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Las, une fois de trop, impossible de rouvrir cette foutue porte ! Comble de l'erreur (horreur ?) : puisque je m'absentais une semaine durant, j'avais pris le soin de fermer la conduite d'eau de la maison. Du coup, plus le loisir de vivre ici avant ouverture du garage.<br />
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Je recherche le nom de l'artisan qui a posé la clôture et la porte (installés avant que j'achète ce bien), le trouve, l'appelle : il m'annonce alors qu'il est au Maroc et ne rentrera de vacances que le 10 janvier ! Me voilà contraint de demander l'asile à mon chou-chéri, et tout autant de négocier avec mon ex femme pour qu'elle accepte de garder les enfants jusqu'à réparation...<br />
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Et là, on se dit que, vraiment, on a été bien inspiré de s'être montré clean toutes ces années durant...<br />
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Résultat : nous voilà, 11 janvier, enfin revenus à une situation sereine : la réparation a été effectuée ce jour, l'eau coule de nouveau aux robinets de la maison, les enfants ont retrouvé le chemin de ma maison. Tout va pour le mieux.<br />
<br />
Entre temps, hier, je viens de rater une belle opportunité professionnelle. Mais visiblement la situation était biaisée d'avance, le directeur ayant accepté l'appel à candidature réglementaire tout en ayant déjà verrouillé la place pour une protégée. Me voilà donc contraint de renoncer à ce beau projet (lié à un pôle d'excellence axé sur la prodigieuse période de la Renaissance) et surtout à demeurer au poste qui est aujourd'hui le mien, quasiment un an de plus alors que je m'y morfonds quasi grave... Mon amie et numérologue préférée ne se sera hélas peut-être pas trompée : rien d'excitant à attendre pour moi d'ici l'automne prochain, grrr !!!! Une entrée en matière un rien poussive voire contraire à mes aspirations du moment. Mais rien de grave.<br />
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Aussi, à ceux qui se seraient inquiétés de mon absence ici (comment ça non ? 'foirés va !), je signale que tout va bien. A eux comme à vous tous, que cette année 2011 se déroule du mieux qu'il puisse être espéré. Et même carrément se révèle une année des plus flamboyantes qui soit, pour une vie captivante et à la fois sereine et équilibrée.<br />
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Je renouvelle mon message déjà délivré à ceux qui s'en savent destinataires : je vous aime ! Quant aux autres : que ces douze mois vous apportent ou vous confortent dans votre équilibre personnel et vous accordent de belles et véritables rencontres, par ici. La vie est belle !<br />
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]]></content:encoded><dc:creator>rv37</dc:creator><dc:date>2011-01-11T23:10:37+01:00</dc:date></item></channel></rss>
